Etudes de médecine : le travail, c'est la santé !

© MaxPPP
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Les études de médecine demandent un investissement total de la part des étudiants. Sérieux, assiduité et travail régulier feront la différence. En cas de réussite, les débouchés sont certains puisqu'environ 200 métiers existent en hôpitaux, cliniques, cabinets. 

Par Marie-Agnès Bourgain

Dans Nord Pas de Calais Matin, à 9h50, les explications de Khadija Abouchan, journaliste à la Voix l'Etudiant.

Les formations

Les études des métiers de la santé ont, à juste titre, la réputation d'être longues et laborieuses, qu'il s'agisse de la médecine, de la chirurgie dentaire, de la pharmacie ou de la maïeutique. Quoiqu'il arrive, la PACES (première année commune aux études de santé) est un passage obligé pour tout le monde et attire toujours plus de candidats : 3850 inscrits à Lille 2 et 500 à la Catho.

Elle propose un tronc commun à toutes les spécialités et offre des options que vous choisissez en fonction du concours que vous souhaitez passer. Le cursus se décompose ensuite selon les spécialités et le nombre d'années. Il faut compter neuf années d'études minimum pour devenir médecin, six à  huit pour l'odontologie, six pour la pharmacie ou pour être sage-femme. Dix à douze années d'études seront nécessaires pour faire de la chirurgie spécialiste, incluant une ou plusieurs thèses de recherche au passage.

Un travail régulier

La PACES sert de sélection. Il est donc impératif de travailler régulièrement et de manière soutenue pour mettre toutes les chances de son côté Seulement 10 % des étudiants sont admis dès le premier passage au concours d'entrée en deuxième année. La majorité des étudiants peuvent donc redoubler, mais en profitent pour revoir le programme et combler leurs lacunes. Un échec salvateur qu'il faut savoir accepter et bonifier.

Le numerus clausus 2014

C'est un nombre de places admises aux concours d'entrée en deuxième année attribué par arrêt préfectoral. Chaque université reçoit chaque année un nombre de places limite selon les besoins. Ce numerus clausus reste inchangé par rapport à 2013.
Médecine : 448 pour Lille 2, 104 pour la Catho
Odontologie : 90 pour Lille 2, 2 pour la Catho
Sage-femme : 40 pour Lille 2, 29 pour la Catho
Pharmacie : 195 pour Lille 2, 10 pour la Catho

La réforme de l'ECN

L'examen classant national qui a remplacé le concours de l'internat depuis 2004 va de nouveau subir quelques  modifications pour répondre la multiplication  annuelle du nombre de candidats au concours. La réforme porte sur deux points : le remplacement des QCM par des questions ouvertes et la numérisation de l'examen avec une correction informatique pour éviter l'inévitable subjectivité des correcteurs du concours, rebaptisé iECN pour l'occasion. Si des zones d'ombre persistent (équipement des universités en matériel informatique, coefficients des épreuves...), des examens blancs seront organisés pour tester le dispositif  avant la mise en place effective de la réforme, qui est prévue pour  la session de juin 2016.

Au programme de Nord Pas de Calais Matin, jeudi 6 novembre à 9h50

- le bilan de compétences à destination des lycéens et étudiants pour mieux choisir son orientation, une nouvelle tendance décryptée par Armelle Van de Woestyne, consultante en orientation
- lancer son entreprise sans mettre en danger sa famille, c'est possible avec les conseils de la Chambre des Métiers
- Spécial études médicales par Khadija Abouchan, journaliste à la Voix l'Etudiant
- les secrets de la barbe de Capucin, l'ancêtre de l'endive, avec un producteur, Damien Patinier
- L'historien, Yves Le Maner, présente son livre " La Grande guerre dans la région ".
- Virginie Demange et Jean-Marie Barféty nous font découvrir la maison de la fléchette à Hasnon, autrefois capitale mondiale de la fléchette

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