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Profanation de tombes musulmanes de 14-18 à Notre-Dame-de-Lorette : ouverture du procès à Arras

148 tombes de soldats musulmans de la Première Guerre Mondiale avaient été "taguées". / © MaxPPP
148 tombes de soldats musulmans de la Première Guerre Mondiale avaient été "taguées". / © MaxPPP

Le procès de deux jeunes gens, poursuivis pour avoir profané 148 tombes du carré musulman du cimetière national de Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais), en avril 2008, s'est ouvert jeudi à Arras.

Par AFP

Des sigles nazis et des croix gammées notamment avaient été tagués sur 148 tombes musulmanes du plus grand cimetière militaire français dans la nuit du 5 au 6 avril 2008, provoquant émotion et indignation. Le président de la République Nicolas Sarkozy s'était rendu sur place. Les deux prévenus, âgés de 26 et 29 ans, en jeans et veste sombre, qui nient les faits, ont assuré, à l'ouverture des débats, prévus pour durer la journée, "ne plus avoir d'idées néo-nazies".

"Je n'ai plus du tout le même type d'idée", a assuré à la barre Steve Castel, 29 ans, le visage caché par une barbe, des piercings aux oreilles. "Ma condamnation m'a ouvert les yeux", a-t-il affirmé. Il avait été condamné en mai 2007 à deux ans de prison dont un an avec sursis pour la profanation de 52 tombes musulmanes, en avril 2007, dans ce même carré musulman de Notre-Dame-de-Lorette

Quelque 40.000 soldats français, tués au cours de la Première guerre mondiale, reposent au cimetière de Notre-Dame-de-Lorette à Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais),près d'Arras. Les deux prévenus, qui habitaient à quelques kilomètres du cimetière, avaient été mis en examen en septembre 2008. Ils avaient passé trois semaines en détention provisoire avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire. L'autre prévenu, déjà condamné pour des faits de violence, était engagé volontaire dans l'armée de l'air au moment des faits. Il a affirmé avoir adhéré à l'idéologie néo-nazie à l'adolescence. "Quand j'étais gamin, j'ai été renversé par une voiture, le chauffeur était musulman", a-t-il dit avant de poursuivre: "Ma mère s'est fait frapper par des musulmans".

Plusieurs associations, dont le MRAP, la Licra et SOS Racisme se sont constituées parties civiles.

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