Cet article date de plus de 5 ans

Ferme aux avions : lancement d'une souscription pour la racheter (et la sauver !)

Une souscription est lancée pour tenter de racheter la ferme aux avions de Steenwerck, menacée de disparaître.

La ferme aux avions à Steenwerck.
La ferme aux avions à Steenwerck. © EM
Racheter la ferme aux avions de Steenwerck à 100, à 1000, à 10000... C'est l'objectif fixé par l'ASMA (l'Association pour la Sauvegarde de la Maison aux Avions) et son président Gricha Rosov. Ce jeudi, il a décidé de lancer une grande souscription nationale : "Depuis plusieurs années, la Maison aux Avions est à l'abandon et aujourd'hui se présente la dernière chance de sauver tous ensemble ce morceau de patrimoine de notre région Nord-Pas-de-Calais, écrit-il. Si rien n'est fait, nous risquons de voir disparaître ce petit coin de rêve. (...) Aujourd'hui, une solution se dessine grâce à l'investissement participatif ou crowdfunding. Devenons copropriétaires de la Maison aux Avions à partir de 10€ ! Le principe : Créons une SCI (Société Civile Immobilière) tous ensemble pour acheter la « maison aux avions » !"

Pour l'instant, vous pouvez simplement vous engager à faire un don (10€ ou plus) sans sortir d'argent via un site internet. L'objectif de l'association est d'évaluer si cette idée d'achat par petits bouts de la ferme aux avions intéresse les Nordistes (et les autres). "Il ne s'agit à ce stade que d'une intention de participation qui ne vous engage en rien mais nous permet d'évaluer le montant total que nous pouvons recueillir, précise Gricha Rosov. L'idée est de créer une société civile immobilière (SCI) gérée par un organisme spécialisé, Dividom."

Cet empressement pourrait aussi avoir été déclenché par le fait qu'un propriétaire privé aurait manifesté son intention de racheter la maison, selon La Voix du Nord. Une perspective que craint l'association. La maison, devenue privée, risque de ne pas être conservée en l'état.

Gricha Rosov, a été reçu début décembre au ministère de la Culture. L'Etat a clairement indiqué qu'il ne rachèterait pas la maison aux avions. La solution participative semble, selon l'association, la seule réaliste et permettant d'éviter qu'un privé la rachète. « Il ne faudrait pas des millions pour la sauver, affirmait Gricha Rosov dans La Voix du Nord. On n’a pas d’idée du prix de la maison, mais elle est sur un terrain de 2 000 m², à côté de l’A 25, inhabitable… Tout est à refaire. Elle ne doit pas coûter très cher. » Les collectivités comme le Conseil général pourrait aider une fois que l'association aura réussi à devenir propriétaire. Voilà pourquoi la souscription est lancée.

Chef d'oeuvre en péril

Cela fait maintenant plus de six mois que la ferme aux avions est revenue à la une de l'actualité. Laissée à l'abandon par ses créateurs (l'un des deux frères Vanabelle est décédé en septembre dernier), cette madeleine de Proust le long de l'A25 est un joyau d'art brut que de nombreux Nordistes aimeraient voir préserver. Mais les solutions publiques (Etat, mairie, Conseil général...) semblent au point mort. Problème d'argent, de volonté politique... Mais le temps presse, l"oeuvre" se dégrade très vite. Le risque de voir cette ferme rouge et verte détruite est réel. 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
société