RC Lens : la DNCG lève partiellement l'interdiction de recruter

L'audition du RC Lens n'a pas levé totalement les doutes sur la situation financière du club mais la DNCG a levé partiellement l'interdiction de recruter. 

Une décision intermédiaire. La DNCG semble avoir été à moitié convaincu par les garanties financières amenées par Gervais Martel, président du RC Lens. Ce mardi après-midi, lors de son audition, les dirigeants lensois ont apporté la preuve de l’arrivée des 2,5 M€ manquants (demandés par la DNCG pour lever l'interdiction de recrutement. 

Mais cette garantie n'a pas levé tous les doutes autour de l'avenir du club. La DNCG a donc décidé d'autoriser l'homologation des contrats de Samuel Atrous, Benjamin Boulenger et Landry N’Guémo, 3 joueurs qui attendent depuis plusieurs cette signature. Selon l'Equipe, ces nouveaux contrats ne pourront excéder un montant annuel compris entre 300 000 et 400 000 euros. Mais le RC Lens ne pourra aller au-delà : la DNCG demande toujours que 14 M€ arrive sur les comptes pour autoriser une totale liberté de recruter. Le club n'a pas encore communiqué officiellement sur cette décision. 

Mammadov hors-jeu ?

Selon le ministre des sports Patrick Kanner interrogé par l'Equipe, la somme de 14 millions d'euros ne sera pas apporté par Hafiz Mammadov, l'actionnaire principal : "Il est hors-jeu. Il n’est plus capable d’être un partenaire financier du RC Lens pour des raisons que je n’ai pas à commenter." C'est Anar Mammadov, fils du ministre des transports d'Azerbaïdjan, sans lien de parenté avec Hafiz, qui pourrait apporter cet argent et devenir propriétaire du club, selon le Parisien. 

Selon Patrick Kanner, ce changement potentiel de propriétaire est le fruit de négociations avec l'Etat azerbaïdjanais : "J’ai vu à plusieurs occasions l’Ambassadeur d’Azerbaïdjan. Je lui ai dit tout l’attachement que je portais à ce que l’on trouve une solution juste pour le RC Lens et pour que les engagements soient tenus. Et, puisque M. Mammadov ne pouvait pas tenir les siens, est-ce que l’Etat azerbaïdjanais pouvait éventuellement trouver un autre partenaire?"