Réveillon meurtrier de Saint-Catherine : ce que l'on sait sur les victimes

Olivier Aras, l'homme qui a tiré sur 4 personnes lors de la nuit du réveillon à Sainte-Catherine près d'Arras, ne connaissait que Nathalie Derisbourg, son ex-compagne. Les autres victimes ne faisaient pas partie de ses amis.

A droite, Marc Morel, Nathalie Derisbourg et Karl Bayart, les trois victimes du tireur Olivier Aras.
A droite, Marc Morel, Nathalie Derisbourg et Karl Bayart, les trois victimes du tireur Olivier Aras. © AFP/MAXPPP/Page Facebook Nathalie Derisbourg/Judo Club Grenay/Montage France 3
Sept personnes étaient réunies pour le réveillon dans cette maison de Sainte-Catherine près d'Arras. Trois sont mortes, une est gravement blessée, une autre plus légèrement, deux sont indemnes. Ce vendredi, La Voix du Nord a dévoilé leurs identités.

Olivier Aras, infirmier de 46 ans, a fait irruption en plein milieu de la fête et a tiré quatre coups de feu. Selon les premiers éléments de l'enquête, s'il est venu ce soir-là, c'est pour s'en prendre à Nathalie Derisbourg, 35 ans, une femme avec laquelle il a entretenu une brève relation. Il n'aurait pas supporté leur séparation. Cet homme avait été condamné en septembre 2013 pour violences conjugales sur une autre femme à quatre mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve.

Une main courante déposée au commissariat

Natahlie Derisbourg était opticienne dans le quartier des Hochettes à Arras. Elle s'était plainte dans son entourage ces derniers temps du comportement d'Olivier Aras, qui la harcelait, la menaçait, notamment via des SMS. Selon le parquet, elle avait même déposé une main courante au commissariat. Nathalie Derisbourg était mère d'une adolescente. 

Les deux autres hommes tués par Olivier Aras ne le connaissaient pas ou n'avaient pas de lien connu avec lui. Karl Bayart, 54 ans, artisan couvreur à Etrun, père de 4 enfants, et Marc Morel, 53 ans, professeur de sport au lycée Baudimont – Saint-Charles Baudimont d'Arras, entraîneur de judo à Grenay, se sont trouvés au mauvais endroit, le mauvais jour. L'un des d'eux aurait d'ailleurs tenté de s'interposer quand Olivier Aras s'est fait menaçant. Il a reçu le premier coup de fusil à pompe. "Il (le tireur) a commencé à interpeller la personne qui était l'objet de sa vindicte (son ancienne compagne, ndlr) et, parmi les personnes présentes, l'une d'entre elles lui a demandé de se modérer dans ses propos et c'est à ce moment-là qu'il a commencé à ouvrir le feu", a expliqué le procureur d'Arras, Hugues Weremme.

Un juge d'instruction nommé

La compagne de Marc Morel, également présente, est indemne. Selon La Voix du Nord, c'est à elle que l'auteur des coups de feu aurait lancé en arrivant : "Tu peux aller faire le 17". Elle aurait alors réussi à se cacher et appeler la police. 

Le propriétaire de la maison où se déroulait ce réveillon est également indemne. Son épouse a été hospitalisée dans un état grave. Selon le parquet d'Arras, son pronostic vital est toujours engagé. Un 5ème homme, habitant de Saint-Laurent-Blangy a été légèrement blessé. 

Aucun des témoins directs de cette scène de meurtre, blessés ou choqués, n'a pour l'instant été entendu par les enquêteurs. Le Parquet d'Arras a décidé de nommer ce vendredi midi un juge d'instruction pour diriger l'information judiciaire aux fins de "recherche des causes de la mort". Les enquêteurs ignorent notamment comment le meurtrier a pu se munir de cette arme, un fusil à pompe. Une prise en charge des enfants des victimes "est en cours", a précisé
le procureur.
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