Wormhout : une 2eme “Mamie loto” condamnée à dix mois avec sursis et 40 000 euros d'amende

Image d'illustration.
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Elle organisait à Wormhout (Nord) des loteries clandestines avec cartes cadeaux à la clé mais ne tenait aucune comptabilité: une deuxième "Mamie loto" a été condamnée lundi par le tribunal correctionnel de Dunkerque à dix mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende.

Par AFP

Josiane Deprey, 64 ans, a été condamnée pour l'organisation de dizaines de loteries prohibées dans le café L'Hofland entre 2010 et 2014, pour un chiffre d'affaire estimé à 270.000 euros, sans jamais avoir déclaré au fisc ce qui était devenu de fait pour le tribunal une maison de jeu.

L'affaire rappelle le cas d'Yvette Bert, dite "Mamie loto", une retraitée de 77 ans qui avait été condamnée en novembre à six mois de prisons avec sursis et plus de 100.000 euros d'amende pour avoir organisé environ 160 loteries prohibées entre janvier 2009 et mai 2013 dans une salle à Saint-Omer (Pas-de-Calais).

Pas d'enrichissement

Josiane Deprey ne tenait quant à elle aucune comptabilité et payait la location de la salle en liquide, la mettant "dans l'incapacité de prouver qu'elle n'a pas profité de la chose (...), l'administration fiscale ayant fait une estimation qui à mon avis était bien au-dessus de ce qui était, et les juges ont tendance à s'y raccrocher", a estimé auprès de l'AFP l'avocat de la prévenue, Me Antoine Vandichel.

"Si elle avait acheté une grosse voiture, si elle avait un appartement à son nom... non, elle est hébergée gratuitement par sa fille", détient un compte avec moins de 1.000 euros dessus et une auto vieille de près de 10 ans, souligne l'avocat.

Condamnée en 2008

En 2008, Josiane Deprey avait déjà été condamnée pour des faits similaires. Le fisc lui avait alors reproché de payer les prix en argent liquide au lieu d'offrir des lots concrets comme des vélos ou du matériel, selon Me Vandichel. "Du coup elle s'est dit: +c'est simple je vais contourner la chose en offrant des cartes Auchan qui ne sont pas échangeables contre du liquide", raconte l'avocat, pour qui la totalité des sommes gagnées par sa cliente étaient réinvesties dans l'organisation des loteries ou versées à une association d'animation de la vie rurale locale.

Le gérant du café L'Hofland, poursuivi pour complicité d'organisation de loteries prohibées, a été relaxé.

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