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Migrants de Calais : des associations interpellent Manuel Valls

© AFP
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Des associations venant en aide aux migrants de Calais dénoncent un "véritable scandale humanitaire" et demandent au Premier ministre Manuel Valls
de les recevoir pour discuter de mesures "urgentes", dans un courrier qui lui est adressé vendredi.

Par AFP

"Les associations ne peuvent continuer à intervenir dans ces conditions à Calais si un certain nombre de mesures ne sont pas prises de toute urgence", écrivent les responsables du Secours catholique, de Médecins du Monde, d'Emmaüs, de la Cimade, de l'Auberge des migrants, de Salam et de Calais, ouverture, humanité, après l'évacuation mardi d'environ 140 migrants de deux camps, sur fond de tensions accrues entre les clandestins qui affluent pour passer en Angleterre, mais aussi entre les migrants et la police.

Les associations exigent la "mobilisation de tous les moyens nécessaires pour améliorer sans délai les conditions de vie sur le terrain", pour mettre en place un "véritable accès à l'eau, à des toilettes, à un éclairage public et à un dispositif de sécurité facilitant l'intervention des secours". Elles souhaitent également des "moyens nouveaux pour protéger et héberger les femmes, les enfants et les mineurs isolés" ainsi qu'une "concertation rapide en vue de la création d'un autre site d'accueil dans le Calaisis" et de centres du même type dans d'autres régions.

Tensions

Ces humanitaires décrivent une situation "explosive" à Calais, avec près de 3.000 réfugiés, un centre d'accueil dont les capacités sont "dépassées"
et des conditions de vie "déplorables" sur le terrain avec des "excréments partout". "L'entassement sur un même site, la longueur des files d'attente, l'exaspération et la fatigue liée aux difficultés du passage en Grande-Bretagne et aux conditions de vie, l'alcool, la faim, l'éloignement des commerces et des services (OFII, sous-préfecture, postes, PASS...), tous ces éléments créent des tensions qui peuvent déboucher sur des bagarres", décrivent ces associations.

Elles considèrent que les expulsions menées mardi "ont ajouté aux tensions existantes et provoquent des arrivées supplémentaires sur le bidonville".

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