5 monuments des Hauts-de-France retenus dans le cadre du Loto du patrimoine 2021

La Fondation du patrimoine a dévoilé lundi 30 août les 100 monuments retenus dans le cadre du Loto du patrimoine 2021. Cinq se trouvent dans la région Hauts-de-France. Les sommes récoltées serviront à financer la rénovation de ces bâtiments en péril.
Le château d'Esquelbecq dans le Nord
Le château d'Esquelbecq dans le Nord © FTV

Chaque année depuis quatre ans, la Mission patrimoine, portée par Stéphane Bern, s'engage à la restauration des sites en péril partout en France. 

En achetant un jeu à gratter, permettant de gagner jusqu'à 1,5 million d'euros, 1,83€ sera reversé à la Fondation du patrimoine. Six tirages du loto consécutifs, organisés les 6, 8, 11, 13, 15 et 18 septembre 2021 auront également lieu avec un jackpot s'élevant à 2 millions d'euros. Pour chaque grille à 2,20 € jouée, 0,54 € sera reversé à la Fondation. 

Une initiative précieuse pour les 100 monuments en péril retenus en France, dont 5 se trouvent dans Hauts-de-France. En avril dernier, l’église de Steenwerck dans le Nord faisait déjà partie des 18 premiers monuments retenus. 

Le lavoir de Trosly-Loire dans l'Aisne 

Situé dans le village de Trosly-Loire au nord de Soissons dans l'Aisne, le lavoir datant du XVIIIe siècle a subi de nombreuses dégradations au cours des années : certains murs sont tombés ou recouverts de graffitis. Si la structure du bâtiment semble solide pour le moment, il manque tout de même un mur porteur qui déséquilibre l'ensemble. L'alimentation de l'eau est toujours présente mais nécessite également des travaux. 

Le lavoir de Trosly-Loire dans l'Aisne retenu dans le cadre du Loto du patrimoine 2021
Le lavoir de Trosly-Loire dans l'Aisne retenu dans le cadre du Loto du patrimoine 2021 © FTV

D'après la Fondation du patrimoine, il s’agirait de l’édifice le plus ancien de la commune. Celui-ci aurait connu d'importantes destructions durant la Première Guerre mondiale et la bataille de l’Ailette en 1940. Une fois restauré, le lieu pourrait accueillir des activités artisanales et recevoir du public lors d'ateliers. 

Le château d’Esquelbecq dans le Nord

Le château d'Esquelbecq forme l'un des monuments les plus représentatifs de l'architecture flamande. Son domaine est également composé de jardins et d'un parc paysager de 7 hectares. Construit au XIIIe siècle, le château a été restauré en 1606, en conservant son plan médiéval de forteresse. Mais à la suite de la chute de la tour de guet en 1984 et à l’effondrement de son aile Nord, le château est resté inhabité pendant plus de 30 ans. Il est urgent aujourd'hui de restaurer notamment le réseau hydraulique qui nuit à la bonne stabilité des fondations. 

Ses propriétaires, qui ont racheté la structure en 2000, voudraient mettre en place des projets culturels et artistiques tout en valorisant le patrimoine régional.

Le château de Morainvillers à Sains-Morainvillers dans l'Oise

Le château de Morainvillers dans l'Oise n'a jamais été restauré depuis sa construction en 1890. Bâti sur quatre étages, il présente de nombreux dégâts, essentiellement au niveau des menuiseries et de la toiture. De plus, l'électricité et la plomberie datant de 1948 présentent un vrai danger qui rend l'édifice inhabitable.

Pourtant, il s'agit d'un lieu chargé d'histoire, occupé par l'armée durant la Grande Guerre et par les résistants lors de la Seconde Guerre mondiale. Les généraux de Gaulle et Leclerc y auraient même séjourné à de nombreuses reprises pour des réunions stratégiques. Les propriétaires aimeraient redonner au site sa vocation d'accueil afin de partager son histoire au grand public. 

Le four à pain de Thérouanne dans le Pas-de-Calais

Cet ancien four à pain communautaire datant de 1817 et intégré au sein d'une ancienne ferme a totalement perdu sa fonction première. Le projet est de lui redonner son utilité afin de l'ouvrir au public lors de visites, mais aussi lors de remises en chauffe du four pour y faire cuire du pain ou des tartes et ainsi préserver ce patrimoine rural.

Le château de Francières dans la Somme

Construit par Charles Paschal, conseiller du roi Henri III, au XVIIe siècle, le château de Francières ne demande qu'à retrouver sa grandeur. L'ensemble du site nécessite des travaux en particulier la façade. Le propriétaire actuel aimerait créer également un parc à la française, suivant des plans anciens d'origine. Un verger d'un hectare a déjà été créé. L'objectif serait de pouvoir y organiser des visites une fois l'édifice sécurisé.

Depuis 4 ans, la Mission Patrimoine pour la sauvegarde du patrimoine en péril s’est engagée dans la restauration de 627 sites, dont 297 sont d’ores et déjà sauvés : les travaux sont achevés pour 115 d’entre eux et en cours pour 182 sites.

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