7 nouvelles planètes découvertes grâce au télescope belge TRAPPIST dans le cadre du projet SPECULOOS

Les nouvelles planètes pourraient être habitables. / © AFP
Les nouvelles planètes pourraient être habitables. / © AFP

Ce n'est pas une blague. C'est un petit télescope TRAPPIST opéré depuis la Belgique et installé au Chili qui est à l'origine de la découverte d'un cortège de planètes orbitant autour d'une étoile naine. Son nom est un clin d'oeil aux célèbres bières brassées par les moines trappistes.

Par Jeanne Blanquart avec AFP

"Le nom TRAPPIST a été donné au télescope pour souligner l'origine belge du projet", avait expliqué l'Observatoire européen austral (ESO) au moment du lancement de ce nouvel instrument en 2010. "Les bières trappistes sont célèbres dans le monde entier et la plupart viennent de Belgique. Qui plus est, les membres de l'équipe les apprécient vraiment!", peut-on lire dans un communiqué de l'ESO de l'époque, posté sur le site de l'institution.

Une bière trappiste authentique se doit d'être produite dans une abbaye cistercienne de la stricte observance (OCSO). Plus sérieusement, TRAPPIST est surtout l'acronyme de TRAnsiting Planets and PlanetesImals Small Telescope car cet instrument débusque les planètes par la "méthode des transits". Grâce à ce télescope et aux travaux des chercheurs menés par le Belge Michaël Gillon de l'Université de Liège, une étoile naine rouge porte désormais le nom de TRAPPIST-1. Elle est entourée d'un cortège de sept planètes de la taille de la Terre dont trois sont potentiellement "habitables", selon les termes des astronomes.


Projet SPECULOOS

TRAPPIST-1 présage la découverte de nombreux autres systèmes planétaires du même ordre. "Cette découverte a été réalisée au cours d'un programme préliminaire en préparation du projet SPECULOOS, actuellement en construction" au Chili, souligne Didier Queloz de l'Université de Genève. SPECULOOS est l'acronyme de Search for habitable Planets ECLipsing ULtra-cOOl Stars, qui vise à détecter des planètes habitables tournant autour d'étoiles ultra-froides.

Mais c'est aussi un biscuit traditionnel belge, a rappelé Emmanuel Jehin, de l'Université de Liège et l'un des auteurs de l'étude publiée dans Nature. Les scientifiques ont de l'humour. 

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