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8 maires des Hauts-de-France, de droite et du centre, signent une tribune de soutien à Emmanuel Macron

72 élus de droite et du centre apportent leur soutien à Emmanuel Macron. / © CHRIS JACKSON / POOL / AFP
72 élus de droite et du centre apportent leur soutien à Emmanuel Macron. / © CHRIS JACKSON / POOL / AFP

Les maires de Roubaix, Arras, Tourcoing, Valenciennes, Amiens, Saint-Omer, Wattrelos et Roncq font partie des 72 élus de droite et du centre à avoir signé une tribune de soutien au président de la République, diffusée samedi par le Journal du Dimanche

Par YF avec AFP

Soixante-douze maires et élus locaux de droite et du centre ont exprimé dans une tribune, diffusée samedi par le Journal du Dimanche, leur soutien à Emmanuel Macron, au moment où le parti de droite Les Républicains subit une crise profonde après sa déroute aux élections européennes.

"Nous sommes de ceux qui souhaitent la réussite impérative de la France, c'est pourquoi nous voulons la réussite du président de la République et du gouvernement car rien ne se construira sur leur échec", écrivent ces élus.

Parmi les signataires, on retrouve six maires du Nord et du Pas-de-Calais, dont trois sont issus des Républicains : Jean-Marie Vuylsteker (Tourcoing), Rodrigue Desmet (Roncq) et Guillaume Delbar (Roubaix). Ce dernier, soutien d'Alain Juppé lors de la primaire de droite à la présidentielle, avait quitté le parti lorsque Laurent Wauquiez en avait pris les commandes fin 2017. Les deux autres sont proches du ministre de l'Action et des Comptes Publics, Gerald Darmanin, ex-LR rallié à Emmanuel Macron. 
 
Guillaume Delbar (à gauche), maire de Roubaix, en compagnie de Jean-Louis Borloo et Emmanuel Macron en novembre 2017. / © FRANCOIS LO PRESTI / POOL / AFP
Guillaume Delbar (à gauche), maire de Roubaix, en compagnie de Jean-Louis Borloo et Emmanuel Macron en novembre 2017. / © FRANCOIS LO PRESTI / POOL / AFP

Les centristes Laurent Degallaix (Valenciennes, UDI),  Frédéric Leturque (Arras, ex-UDI) et François Decoster (Saint-Omer, ex-UDI) ont également paraphé cette tribune, mais leur soutien à Emmanuel Macron n'est pas nouveau. "Loin d’être une adhésion, c’est un rappel : les Français de tous les territoires doivent être entendus", nuance Frédéric Leturque sur Twitter ce dimanche après-midi. 
 

La maire d'Amiens Brigitte Fouré compte aussi parmi ces signataires, alors qu'elle faisait partie de la liste de l'UDI conduite par Jean-Christophe Lagarde aux dernières élections européennes qui a récolté 2,5% des voix. "Si j'ai accepté de signer cette tribune, c'est vraiment parce qu'il ne s'agit pas d'un ralliement", s'est-elle expliquée ce dimanche sur le plateau du 19/20 de France 3 Picardie. "Nous ne sommes pas tous d'accord sur bons nombres d'actions qu'il mène, sur des politiques qu'il développe mais ce qui nous semble le plus important, c'est l'intérêt de notre pays et l'intérêt de l'ensemble de nos concitoyens". "Encore une fois, je suis UDI et j'aime particulièrement le i de Indépendant", a ajouté Brigitte Fouré. 
 

 
Curieusement, le nom de Dominique Baert, maire de Wattrelos, figure lui aussi parmi ces signataires de droite et du centre, alors qu'il est issu des rangs du PS (dont il a été exclu en 2012) et qu'il fut un soutien de la première heure d'Emmanuel Macron, avant même son élection à la présidence de la République.

Refusant de se "laisser réduire à une étiquette, à une consigne de vote, à un appareil partisan", ces 72 élus entendent, "en tant qu'élus de proximité en prise directe avec les réalités des Français (...) prendre (leur) part à ce travail de reconstruction". Evoquant la crise des "gilets jaunes", ils soulignent que "le grand débat voulu par le président de la République" pour y répondre "a révélé les aspirations légitimes de Français qui se sentent délaissés, éloignés, relégués. Il a également souligné le rôle pivot des maires et des élus locaux dans notre République".

"Le temps n'est plus aux querelles de chapelles ou aux écuries présidentielles qui spéculent sur 2022. Le temps ne peut pas être à l'opposition systématique qui in fine alimente les extrêmes", font-ils valoir au moment où Les Républicains s'enfoncent dans la crise. LR a subi une débâcle aux européennes avec 8,48% des voix, qui a provoqué le départ de son président Laurent Wauquiez puis celui de son opposante Valérie Pécresse, en attendant la tenue à l'automne d'une "convention nationale" de la droite et du centre organisée par le président du Sénat Gérard Larcher.

Le Rassemblement national est arrivé en tête, de 0,9 point, devant le parti présidentiel la République en marche, avec 23,31% des voix contre 22,41%, loin devant les autres partis.
 

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