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Déserts médicaux : un élu axonais propose un amendement pour faire venir des stagiaires en médecine

Entre 2007 et 2016, le nombre de médecins généralistes a baissé de 20,3 % dans l’Aisne. Or les projections d’ici 2025 indiquent que la France va continuer à perdre des médecins. / © PHOTOPQR/LA MONTAGNE
Entre 2007 et 2016, le nombre de médecins généralistes a baissé de 20,3 % dans l’Aisne. Or les projections d’ici 2025 indiquent que la France va continuer à perdre des médecins. / © PHOTOPQR/LA MONTAGNE

Rendre possible les stages dans l'Aisne pour les étudiants en médecine des régions voisines... C'est ce que propose Pierre-Jean Verzelen, premier vice-président du Conseil départemental sous la forme d'un amendement. 

Par Célia Mascre

Et si c'était la solution au manque de médecins dans l'Aisne ? Pierre-Jean Verzelen, premier vice-président du Conseil départemental, milite pour l'adoption prochaine d'un amendement qui permettra aux étudiants en médecine de la faculté de Reims d'effectuer leurs stages dans l'Aisne, ce qui n'est pas possible à l'heure actuelle.

"Stupidité administrative"


"Si ces étudiants ne peuvent pas venir dans le département, ils ne risquent pas de s'y installer. Mon initiative vise à réparer une stupidité administrative", décrit l'élu. Le texte de loi serait étudié en début d'année prochaine au Parlement.

Cette proposition intervient dans un contexte de manque cruel de professionnels dans le département. À Cuffies par exemple, il existe une maison médicale mais plus de médecins. Pour ses habitants, c'est devenu une préoccupation quotidienne. 

"Certaines personnes nous ont confié prendre leur traitement à raison d'un jour sur deux de peur de ne pas pouvoir faire renouveller leur ordonnance", alarme Philippe Aubert, président de l'association Bien vivre à Cuffies.

La facilitation plutôt que la contrainte

La démarche est bien perçue par la profession, même si son effet risque de rester limité. Les médecins la préfèrent aux dernières préconisations de la cour des comptes qui voudrait contraindre les jeunes médecins à s'installer où on en manque. "Ce n'est pas en les obligeant qu'on va augmenter le nombre de médecins dans le département", estime Jean-Marie Tilly, président du Conseil de l'Ordre des médecins de l'Aisne. 

En attendant que la question soit tranchée. Cuffies croit en sa propre solution et prépare une pétition pour favoriser l'arrivée d'un médecin tunisien dans sa commune. Une perspective qui se heurte, là encore, à des obstacles administratifs. 

Cet élu a peut-être la solution aux déserts médicaux dans l'Aisne
Un reportage signé Rémi Vivenot, Éric Henry et Isabelle Debraye ; avec Philippe Aubert, président de l'association "Bien vivre à Cuffies" ; Pierre-Jean Verzelen, premier vice-président (LR) du Conseil départemental de l'Aisne ; Jean-Marie Tilly, président du Conseil de l'ordre des médecins de l'Aisne ;

 

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