Thiérache : le camion itinérant des services publics transformé en cabinet de dépistage du coronavirus ?

Pour lutter contre la propagation du coronavirus en zone rurale, le député de Thiérache, Jean-Louis Bricout anticipe. Il propose d'utiliser le camping-car itinérant des services publics pour déployer les dépistages massifs des personnes contaminées par le Covid-19.
Inauguré en 2017, ce camping-car itinérant des services publics en Thiérache pourrait être mis en oeuvre en Thiérache, lors d'un dépistage massif du Covid-19.
Inauguré en 2017, ce camping-car itinérant des services publics en Thiérache pourrait être mis en oeuvre en Thiérache, lors d'un dépistage massif du Covid-19. © FTV
Depuis 2017, un camping-car du service public visite les 32 villages de la communauté de communes Sambre et Oise, en Thiérache, pour assurer ses permanences. 
À l'intérieur, un agent de la fonction publique accompagne les visiteurs et les aide à accéder à diverses administrations en ligne, comme obtenir une attestation ou un relevé.
Convaincu de son utilité, le député socialiste Jean-Louis Bricout, envisage de le réquisitionner pour un dépistage massif des personnes contaminées par le Covid-19. 
"Ça permet d'aller au-devant des gens pour que tout le monde puisse bénéficier de ce dépistage. On a une centaine de petits villages. On a le matériel mobile. On peut anticiper et se préparer à la question".
 

"Je pense qu'il faut se préparer"


"La stratégie serait de sensibiliser dès maintenant et de commencer à prendre certaines dispositions pour être prêt quand il faudra être prêt".  

Dès la semaine dernière, l'élu fait part de ce projet à la préfecture de l'Aisne et à l'agence régionale de santé, seules décisionnaires de la mise en place des moyens de lutte contre l'épidémie.

"Ils sont très ouverts sur le sujet. C'est plutôt une stratégie de fin de confinement pour pouvoir identifier les personnes qui sont immunisées parce qu'on aura besoin de le savoir et les gens auront besoin de savoir s'ils sont immunisés ou pas. Il y a des traitements qui sont en train d'apparaître disant qu'on aura besoin de dons de personnes immunisées pour guérir ceux qui sont atteints du virus".

De son côté, la Préfecture de l'Aisne, qui finance à 80% ce matériel, assure qu'elle explorera tous les moyens utiles y compris celui-ci, dès que les modalités des dépistages seront connues.
 

Trois villages par jour

Le projet présenté par le député, prévoit des centres de dépistage fixes dans les villes de plus de 10 000 habitants. L'ARS se chargeant de la mise à disposition du personnel.

Quant au véhicule itinérant, il interviendrait dans la campagne et pourrait parcourir trois communes par jour.
Le camping-car itinérant serait utilisé comme cabinet de consultation et de dépistage pour les personnes résidant en Thiérache et présentant des symptômes du virus.
Le camping-car itinérant serait utilisé comme cabinet de consultation et de dépistage pour les personnes résidant en Thiérache et présentant des symptômes du virus. © FTV

L'équipe mobile serait composée d'un chauffeur, d'une personne chargée de la partie administrative et d'un médecin ou d'une infirmière, selon le test retenu.

"Si c'est une simple goûtelette de sang avec le résultat un quart d'heure après, le dispositif pourrait être mis en place très rapidement, assure Jean-Louis Bricout. On a le matériel mobile. On peut anticiper et se préparer à l'événement. On a déjà les contacts avec la réserve sanitaire". 
 

Appel à volontaires

De son côté, la communauté de communes Thiérache Sambre et oise (CCTSO), qui a mis en place ce camping-car, se dit prête à soutenir l'opération, dès demain si besoin. 

"Il n'y a aucun souci pour le mettre à disposition. Il faudra trouver un chauffeur mais j'ai déjà des volontaires, assure Hugues Cochet, président de la CCTSO. Dès qu'on aura les tests, on sera prêt. Mais là, c'est un peu prématuré. Il faudra d'abord faire une désinfection. Il faut savoir aussi qui, il va y avoir comme personnel à l'intérieur, parce que ce ne sera pas le personnel de la communauté de communes. Je ne peux pas leur demander des choses comme ça".

"On attend, on est là et on sera prêt au moment où l'ARS donnera son feu vert".

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