Trois ans après le meurtre de Tom, 9 ans, au Hérie-la-Viéville dans l'Aisne, le suspect jugé devant les assises

En 2018, le corps d'un enfant de neuf ans était retrouvé dans la cour d'une maison abandonnée, dans le petit village du Hérie-la-Viéville dans l'Aisne. Trois ans plus tard, le meurtrier présumé va être jugé devant les assises, du 19 au 23 avril. 

Les gendarmes ont découvert le corps moins de 2h après le signalement de la disparition de Tom.
Les gendarmes ont découvert le corps moins de 2h après le signalement de la disparition de Tom. © France 3 Picardie

Jonathan Maréchal, aujourd'hui âgé de 30 ans, va passer la semaine dans le box des accusés. Il est suspecté d'avoir tué le petit Tom, 9 ans, et d'avoir porté atteinte à l'intégrité de son cadavre. 

Des traces de viol et de combustion sur le corps de l'enfant

Les faits se déroulent à la fin du mois de mai 2018. L'enfant, parti cueillir des cerises en fin d'après-midi, ne rentre pas chez lui. Alertés par sa mère, les gendarmes retrouvent finalement son corps dans la cour d'une maison abandonnée, dissimulé sous des palettes et des orties découpées. 

L'enfant est dénudé, portant seulement un t-shirt et des chaussettes. D'après l'autopsie, il serait mort à la suite de coups portés à la tête. L'enquête mettra également en évidence des traces de viol, et une tentative de combustion du corps qui aurait échoué à cause de la pluie. 

Le suspect nie toute implication

Jonathan Maréchal est rapidement identifié comme la dernière personne à avoir vu Tom en vie, et il est placé en garde à vue dés le lendemain matin puis mis en examen et placé en détention provisoire. Plusieurs éléments l'accablent, notamment la présence de son ADN à proximité du corps, mais le suspect nie toute implication. Pendant sa garde à vue, il avait néanmoins évoqué des flashes qui lui revenaient, dans lesquels il se voyait frapper l'enfant. Des aveux partiels sur lesquels il était finalement revenu. 

L'homme, décrit comme un marginal, a un casier judiciaire vierge et n'était connu des services de police que pour des faits de délinquance routière. Son procès devant la cour d'assises de Laon durera une semaine. Deux chefs d'accusation sont retenus : l'homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans et l'atteinte à l’intégrité d’un cadavre. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers justice société