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Amiens : le personnel de l'hôpital psychiatrique Philippe Pinel en grève

© France 3
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Coupes budgétaires, suroccupation, suppression de service : le quotidien du personnel de l'hôpital psychiatrique Philippe Pinel à Amiens est de plus en plus difficile. L'intersyndicale qui réunit la CGT, FO, la CFDT et SUD a déposé un préavis de grève qui court jusqu'à début juillet. 

Par Romane Idres

Voilà déjà plusieurs semaines que le personnel hospitalier tire la sonnette d'alarme. En mai, après une énième annonce de coupes budgétaires drastiques, un collectif a été monté par des soignants et des familles de malades.

A 4 dans des chambres doubles


Deux services vont être supprimés d'ici à début juillet. "Les services sont déjà surchargés !", lâche un infirmier. "Là où on peut accueillir 22 patients, on en a déjà 26. Les chambres doubles sont occupées par quatre patients en même temps, alors que ni les sanitaires ni les meubles ne sont prévus pour quatre.

Les salariés s'interrogent : "Qu'est-ce qu'on va faire des patients, les mettre à la porte ? On nous dit qu'ils seront répartis dans les autres services et les établissements médico-sociaux. Sauf que ces places-là, on les cherche depuis des années. Ce n'est pas en un mois qu'on va les trouver."

Baisse des dotations


L'intersyndicale dit tout de même ne pas vouloir entrer dans un conflit violent avec la direction. "Le dialogue social fonctionne plutôt bien. Nous sommes d'accord sur les constats, mais impossible de se mettre d'accord sur les solutions", explique l'infirmier. Sans compter que la direction n'est pas seule à prendre les décisions : tout dépend des dotations de l'Agence Régionale de Santé, qui ne cessent de baisser. 

"C'est pour ça qu'on aimerait profiter des élections pour faire connaître nos problèmes à un plus haut niveau, en alertant par exemple les futurs députés."

L'hôpital accuse déjà un déficit cumulé de 11 millions d'euros depuis 2008.

"Ce sont les patients qui payent"


Les soignants sont à bout de souffle, et les répercussions pourraient être de plus en plus graves. "A terme, ce sont les patients qui en subiront les conséquences. Aujourd'hui, on vient traviller à reculons. Comment prendre soin des autres quand on est usés, rincés ?", lâche l'infirmier. 

Le personnel se sont rassemblés ce mercredi matin devant l'hôpital, et décideront dans l'après-midi de la suite du mouvement. 

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