Ascoval Saint-Saulve : Bruno Kopczynski, ancienne figure des salariés, visé par une plainte pour abus de confiance

Les soupçons portent sur une période de quatre ans, de 2015 à 2019, pendant laquelle il était trésorier du comité d'entreprise.
L'ex-trésorier et porte parole du CSE d'Ascoval Bruno Kopczinsky est visé par une plainte pour abus de confiance, selon une information de La Voix du Nord confirmée auprès du parquet de Lille. Le salarié très médiatisé, qui était sur tous les fronts jusqu'en 2019 pour défendre l'aciérie de Saint-Saulve, est soupçonné d'avoir détourné des fonds lorsqu'il était trésorier du comité d'entreprise.

La PJ de Lille saisie

"Une plainte a été reçue par la Procureure de la République le 30 juin pour abus de confiance", indique le parquet de Lille, qui précise qu'"une enquête a été confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire de Lille."

Cet ancien délégué CFDT aurait détourné à son profit environ 500.000 euros pendant deux ans et demi – une somme que nous a confirmé la direction d'Ascoval – jusqu'à fin 2019, des fonds versés par l'entreprise à son CSE. Les prestations fournies par l'instance aux salariés, notamment à l'occasion de Noël, auraient été nettement amoindries par ces prélèvements.

Ce n'est qu'à la fin 2019, à l'occasion d'un changement de majorité syndicale au profit de la CGT, que ces irrégularités ont été constatées par la nouvelle équipe, qui en a informé la direction. Celle-ci a mandaté un expert-comptable qui les a confirmées. Son rapport a nourri la plainte déposée par le président du CSE. Une procédure de licenciement est en cours contre cette figure de la lutte syndicale pour le maintien du site, qui était menacé de fermeture.
Ascoval : B. Kopczynski, ancienne figure des salariés, visé par une plainte pour abus de confiance ©France 3 Nord Pas-de-Calais
L'ancien trésorier est aujourd'hui adjoint à la mairie d'Hergnies. "Pour l'instant, moi, je n'ai pas d'éléments disant qu'au niveau de la commune, je doive lui retirer ma confiance", a expliqué le maire Jacques Schneider, pour qui prime la présomption d'innocence.

L'aciérie Ascoval Saint-Saulve n'a que récemment sorti la tête de l'eau : après des années de rebondissements et une menace constante sur près de 280 emplois, Bercy n'a que très récemment levé le dernier obstacle à la reprise de l'aciérie en validant la reprise du site par le groupe britannique Liberty Steel.

Contacté, Bruno Kopczynski n'a pas donné suite à nos sollicitations.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
ascoval économie justice société