Basket-ball : l'ESSM du Portel, maintenue en Jeep Elite, présente son nouveau visage pour la saison à venir

Sauvé in extremis de la relégation en pro B, grâce à la crise du coronavirus, le club de basket du Portel, l'ESSM, continuera à évoluer en Jeep Elite et pense déjà à la prochaine saison.

Benoit Mangin, figure historique du club, signe à nouveau pour quatre ans.
Benoit Mangin, figure historique du club, signe à nouveau pour quatre ans. © MAXPPP
Les miracles, au Portel, on commence à connaître. "C'est déjà un miracle, explique le président Yann Rivoal, qu'une petite équipe comme la nôtre, dans une ville de moins de 10 000 habitants évolue depuis quatre saisons dans l'élite du basket français."
 
Alors quand mercredi 27 mai au soir la Ligue Nationale de Basket a enfin entériné le principe d'une saison blanche, l'ESSM a poussé un ouf de soulagement ! Il faut dire qu'au moment de l'arrêt des compétitions, en pleine crise du coronavirus, le club pointait bon dernier du championnat de Jeep Elite.
 

"On est vraiment passé par un trou de souris", affirme Yann Rivoal. "C'est le résultat démocratique d'un vote". Désormais, il faut se projeter sur l'avenir. Le président veut plus que jamais se recentrer sur des « hommes forts » pour assurer la saison prochaine.

 
Yoann Rivoal, le président de l'ESSM, réagit au maintien de son équipe en Jeep Elite



Éric Girard, ancien entraîneur de l'équipe, pourrait-il retrouver son poste ? 


Même si rien n'est encore acté, Yann Rivoal parle d'un retour d'Eric Girard aux commandes, épaulé de son adjoint Jacky Périgois.

Eric Girard, ancien coach de l'équipe, l'un des artisans de la montée du club en pro A en 2016, avait laissé sa place en décembre dernier à Christian Monschau (ancien entraineur du BCM Gravelines-Dunkerque). Ce dernier, c'est officiel, quitte le club.
 


Une équipe inédite : 70% de Français !

 
C'est donc en qualité de directeur général qu' Eric Girard présente les visages de la nouvelle équipe. Une équipe à 70 % française. Un changement radical par rapport aux quatre années précédentes où l'équipe avait misé sur les Américains.
 

"On a essayé de tirer un bilan des années passées, explique le directeur général, surtout celles qui ont moins bien fonctionné . On s'est rendu compte qu'on avait perdu l'identité de Le Portel, la proximité avec le public. Et les gros contrats qu'on a donnés à certains joueurs étrangers ne nous ont pas aidés à gagner beaucoup de matchs. On a eu beaucoup de mercenaires qui venaient chercher le cachet sans s'impliquer dans l'équipe.  Donc autant changer notre fusil d'épaule et accorder une confiance importante à des joueurs français."

 
L'ESSM Le Portel maintenu en Jeep Elite : entretien avec Eric Girard, manager général

 
Benoit Mangin signe à nouveau pour quatre ans

 
Cette nouvelle équipe s'articule donc autour d'une figure historique du club, Benoit Mangin.

Le capitaine de l'ESSM présent depuis 9 ans au Portel signe pour 4 années supplémentaires. "Il y avait quelque chose d'inachevé, justifie le capitaine des Vert et Blanc. Je me devais de rester là, c'est le cœur qui a parlé. "


Le reste de l'effectif

Cyrille E. Vanerot (poste 3-4) et Nseke Ebele, (poste 3), formé au club, rejoignent l'équipe pour la prochaine saison. Pierre-Henri Drouault lui, quitte le club pour un projet avec plus de responsabilités.

  

Parmi les arrivées on notera Johan Passave-Ducteil (pivot, Reims), Mehdi Ngouama (meneur, Nanterre) et Boris Diallo (poste 1-2, Strasbourg). 

 
Mathieu Wojciechowski, ancien ailier portelois, aujourd'hui en Pologne est en pourparler avec le club, tout comme Michael Umeh, arrière qui a fait un match avec le club avant le confinement.
 

Des incertitudes…

Le club entamera donc une cinquième saison en Jeep Elite, mais dans quelles conditions ? Le budget de l'ESSM a été revu à la baisse : 3,5 millions contre 3,8 cette année. Quant aux dates de reprise, rien n'est décidé.
 
Le club n'a aucune envie de matches sans public.
Le club n'a aucune envie de matches sans public. © VD

Yann Rivoal, le président, préfère démarrer la saison plus tardivement s'il le faut. "On sait que le modèle du basket repose sur la présence du public. On n'imagine pas jouer dans une salle vide, ce n'est pas possible." La LNB a d'ailleurs refusé le principe du huis-clos.

Le meilleur public de basket en France va devoir encore un peu patienter avant de remettre le feu au Chaudron !


 
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