Coronavirus : des pharmacies de l'Oise dénoncent les "quantités médiocres" de masques envoyées par l'État

L'épidémie de coronavirus Covid-19 a entraîné une pénurie de masques chirurgicaux, indispensables pour assurer la sécurité du personnel soignant. Face à cette pénurie, l'État a envoyé depuis lundi 16 mars, 30 millions de masques aux pharmacies et hôpitaux. 

Les masques sont réservés aux médecins qui les distribueront à leurs patients après évaluation.
Les masques sont réservés aux médecins qui les distribueront à leurs patients après évaluation. © Benoît Henrion/FTV
Face à la pénurie de masques de protection, l'État a envoyé des stocks à 20 départements prioritaires, particulièrement touchés par l'épidémie de coronavirus Covid-19. 1 million de masques doivent arriver dans les Hauts-de-France, avec priorité absolue pour les trois départements picards (Oise, Aisne et Somme). 
 
Ce sont plusieurs dizaines de millions de masques qui sont en ce moment même acheminés vers les hôpitaux. Depuis lundi, 1,6 millions de masques FFP2 et 10,7 millions de masques chirurgicaux ont été envoyés.  

Ces masques sont réservés aux professionnels de santé. Au contact des personnes malades, ils sont exposés au Covid-19 au quotidien et doivent ainsi être protégés. Pourtant, ils sont nombreux à se sentir en danger. 

Le personnel soignant, contraint de s'adapter

"On doit adapter nos pratiques face à la pénurie, raconte Corinne Delys, secrétaire générale CGT à l'hôpital Creil/Senlis. Au lieu de garder les masques 4 heures comme le préconise le fabriquant, on les garde 8 heures..."

Les pharmacies aussi ont été approvisionnées en masques de protection. "On a reçu des stocks d'État, destinés uniquement aux professionnels de santé", explique une pharmacienne de l'Oise, tout en dénonçant les "quantités médiocres reçues". Les pharmacies contactées n'ont reçu que 10 boîtes de 50, soit 500 masques. "Quand la livraison est arrivée, on était un peu surpris, explique la pharmacienne. Compte tenu des besoins des professionels de santé, on s'attendait à en recevoir plus"

Pénurie de sur-blouses

Les masques chirugicaux ne sont pas les seuls concernés par la pénurie, dans le contexte de l'épidémie de coronavirus. Corine Delys alerte : "On n'a plus assez de sur-blouses ! C'est un équipement obligatoire pour entrer dans les chambres des patients. On utilise 1000 sur-blouses par jour et aujourd'hui on en manque". 
 
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