Décès de Jacques Chirac. Bertrand, Aubry, Le Pen... : les réactions des élus des Hauts-de-France

© SEBASTIEN NOGIER / AFP
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Tous saluent la mémoire d'un grand homme.

Par France 3 Hauts-de-France

De nombreux élus des Hauts-de-France ont réagi ce jeudi 26 septembre, dans les minutes qui ont suivi le décès de Jacques Chirac. À commencer par le président de la région, Xavier Bertrand, pour qui Jacques Chirac, "est le premier qui m'a fait confiance en me nommant ministre. C'était un grand humaniste, le premier à avoir parlé de la fracture sociale."
 

Une minute de silence a par ailleurs été observée par les élus.
 

"Je ressens, à l'annonce de la disparition de Jacques Chirac, une profonde tristesse" a également réagi la maire (PS) de Lille Martine Aubry dans un communiqué. "Chacun pouvait voir en lui un homme qui aimait la vie et qui aimait le contact avec les gens." Elle salue un "homme de droite dont j'ai souvent combattu les décisions", mais qui "à des moments cruciaux, a su se mettre à la hauteur de l’Histoire et a grandi la France".
 

C'est également le cas d'autres élus locaux ou régionaux, à l'image de Franck Dhersin, vice-président de la région Hauts-de-France, du député  (LR) du Pas-de-Calais Pierre-Henri Dumont, du président de la Métropole européenne de Lille (MEL) Damien Castelain ou de l'ancien ministre et candidat LR aux municipales à Lille Marc-Philippe Daubresse.
 

La maire de Beauvais, Caroline Cayeux, dit sa "tristesse" à l'annonce du décès de l'ancien président. Elle précise que le conseil municipal de ce jeudi soir observera une minute de silence en hommage au chef de l'Etat.
 
 
Maxime Gremetz, ancien député communiste de la Somme, se souvient d'un homme "juste" pour lequel il avait "beaucoup de sympathie". Joint par téléphone, l'ancien élu avoue avoir été "beaucoup touché" par la grâce présidentielle prononcée par Jacques Chirac. En 1998, lors de l'inauguration de la rocade d'Amiens, Maxime Gremetz gare sa voiture au pied de la tribune officielle pour faire de son mécontentement à l'égard du Président du Conseil régional de Picardie élu avec des voix du Front National. Renversant un gendarme au passage, il sera condamné. Une condamnation qui lui fait perdre son mandat. Mais Jacques Chirac décide de lui accoder la grâce présidentielle. "Il fallait avoir du courage. (...) C'est grâce à lui que j'ai pu continuer à être député. Il était juste"


L'ancien maire de Valenciennes Jean-Louis Borloo a également salué "l'homme chaleureux humain et visionnaire" dans une série de tweets.
 

En 2002, sous le deuxième mandat de Jacques Chirac, Edouard Courtial était à 29 ans le plus jeune député de l'Assemblée nationale. Celui qui est aujourd'hui sénateur de l'Oise rend hommage la "certaine idée de la France fière d'elle même ete reconnue dans le monde" de l'ancien président.

Ses opposants politiques lui ont rendu hommage, comme la députée du Pas-de-Calais Marine Le Pen qui salue son amour de l'Outre-mer et son opposition 'à la folie de la guerre en Irak". Le député du Rassemblement national Sébastien Chenu lui a également rendu hommage.
 
 

Quant à la députée (LREM) de la Somme Barbare Pompili, qui retient l'intervention de Jacques Chirac devant l'assemblée plénière du IVe Sommet de la Terre, devenue célèbre : "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs".
 

Et puis certaines personnalités, à l'image du maire (LR) de Roubaix Guillaume Delbar, salue le côté bon vivant de l'ancien président, en publiant une photo de ce dernier dans un avion, en train de dormir en pantoufles avec un bandeau sur les yeux.
 

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