• DÉCOUVERTE
  • MÉTÉO
  • VOS RENDEZ-VOUS
  • économie
  • FAITS DIVERS
  • POLITIQUE

Hauts-de-France : 2018, un bon cru pour l'emploi grâce aux investisseurs chinois

© JUSTIN TALLIS / AFP
© JUSTIN TALLIS / AFP

Le mastodonte chinois BYD (bus électriques) vient de s'installer à Allonne dans l'Oise. Peu après, Pangniu Food (fabrication de produits à base de soja) lui a emboîté le pas à Charmes dans l'Aisne. En tout, 450 emplois devraient être créés.

Par France 3 Hauts-de-France

Tandis que les poids lourds de l'industrie française quittent le pays pour s'installer dans les pays de l'Est où la main d'oeuvre est moins chère et la législation plus souple, certains fleurons chinois choisissent la France pour s'implanter. Dans la région Hauts-de-France, la Chine représente près de 2% des établissements étrangers, soit 36 établissements et près de 2 055 emplois (1,5%).

Un chiffre qui a explosé avec l'annonce en 2017 de l'arrivée du constructeur chinois de bus électriques BYD à Allonne dans l'Oise sur l’ancien site Michelin. Au total, plus de 10 M€ ont été investis dans cette opération. Avec trois hangars de 10 000 m² chacun, le mastodonte chinois promet d'embaucher 400 personnes sous trois ans. C'est le plus important projet chinois en nombre d’emplois depuis la reprise de Valdunes en 2014. 
 

La société agroalimentaire chinoise Pangniu Food lui a emboîté le pas. Le groupe a investi 2 milliards d'euros pour créer une usine de produits alimentaires à base de protéines végétales. D'ici 2020, 50 emplois devraient être créés.

Elle rejoignent le groupe de commerce de gros Tianjin Thianhai (Ingram Micro à Beauvais, Lomme et Lesquin, 686 emplois), MA Steel (MG-Valdunes et Trisource, à Trith-Saint-Léger et Leffrinckoucke, 475 emplois), ou encore Weichai Power (Fenwick, à Wambrechies, Quaedypre, Coudun, Amiens, Libercourt, Marly et Lesquin, 221 emplois).
 

L’apparition de ces investissements chinois dans la région Hauts-de-France se divise en trois catégories, avec les rachats d'entreprises en bonne santé, les créations ex-nihilo ou des reprises d'entreprises en difficulté et des sites de petites tailles ou des petits magasins autonomes.
 

Pourquoi une telle confiance ?

En tout, 45 nationalités sont représentées dans la région Hauts-de-France parmi les entreprises à capitaux étrangers. Les États-Unis, la Belgique, l’Allemagne et le Japon figurent en premier de ce classement à la fois en termes d’effectifs et d’établissements.
 
La France mise sur des atouts tels que son savoir-faire, art de vivre et prestige. Les entreprises qui s'installent dans la région mettent aussi en avant la localisation des villes où ils s'implantent. Le géant Amazon, récemment installé à Boves près d'Amiens, avait insisté sur la localisation idéale du site, proche de Paris et bien reliée en termes d'autoroutes.

Isbrand HO, directeur Europe de BYD, le dit lui-même : "Beauvais et la Région Hauts-de-France ont été choisis en raison de la qualité du bâtiment qui nous a été proposé, de la localisation géographique idéale et de la proactivité des autorités locales et régionales."

La présence de Bank of China depuis 1979 et l'arrivée récente d’ICBC et Exim Bank en attestent, pour les entreprises chinoises, l’Hexagone est également une porte d’entrée vers les marchés européens et émergent.

La région Hauts-de-France fait partie des régions les plus attractives de France avec plus de 1 850 établissements à capitaux majoritairement étrangers, totalisant près de 141 000 emplois.  En 2017, avec 5 761 emplois créés ou maintenus, la région se place ainsi à la seconde position, juste derrière l’Ile de France. Dans la région des Hauts-de-France, les investissements étrangers représentent 10% de l’emploi salarié régional. Concerne l'industrie (69%) et le tertiaire (31%). En France, on dénombre environ 700 entreprises chinoises, soit environ 45 000 salariés.  
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Le film "Merci patron !" de François Ruffin a dépassé les 300 000 entrées

Les + Lus