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Impôt sur le revenu : qui paye dans l'Aisne, l'Oise et la Somme ?

En 2017, 43% des ménages payaient l'impôt sur le revenu en France / © PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP
En 2017, 43% des ménages payaient l'impôt sur le revenu en France / © PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP

Mardi 30 avril, le ministre de l'Economie s'est dit favorable à un allégement de l'impôt sur le revenu. Invité sur France 2, Bruno Le Maire suggère une baisse de 180 à 350 euros par an sur les deux premières tranches. Alors, qui est concerné par cette contribution dans l'Aisne, l'Oise et la Somme ? 

Par AP

Hier, lundi 29 avril 2019, le Premier ministre annonçait que les modalités définitives de la réforme de l'impôt seraient présentées en juin. C'est l'une des promesses d'Emmanuel Macron au terme du grand débat. Aujourd'hui, Bruno Le Maire va plus vite, en dévoilant d'ores-et-déjà ses ambitons. En touchant à cet impôt, le gouvernement s'attaque à l'une des politiques les plus sensibles auprès des contribuables. 
 

Une baisse à 5 milliards d'euros, pour 15 millions de Français  

En tout, 15 millions de Français devraient être concernés, dès le 1er janvier 2020. Des foyers en grande partie situés dans la première tranche, imposés à 14%. Pour eux, la baisse représentera 350 euros en moyenne, par an, selon le ministre. Les ménages de la deuxième tranche, imposés à 30%, pour qui "la situation est moins difficile", sont eux aussi cités. Bruno Le Maire prévoit 180 euros de moins sur leur facture, à la fin de l'année. Coût total de ce cadeau fiscal : 5 milliards d'euros. Alors, quid des contribuables dans notre région ? Qui pourrait-être concerné par les promesses gouvernementales ? 
 

1 ménage sur deux imposé dans les Hauts-France 

Ici, la mesure a de quoi faire réagir. Avec la Corse, les Hauts-de-France est la région qui compte le moins de ménages fiscaux imposés. En 2015, 49,2% l'étaient, contre 66,1% pour nos voisins d'Ile-de-France, par exemple. D'après un rapport de l'INSEE mis à jour en février 2019, le revenu médian à l'époque s'élève à 18 982 euros ici contre 46 297,3 euros en région parisienne. Un revenu nettement inférieur, et donc, en toute logique, une contribution fiscale plus faible.   
 
Moins d'un ménage fiscal sur deux était imposé en 2015 dans les Hauts de France / © Capture d'écran INSEE
Moins d'un ménage fiscal sur deux était imposé en 2015 dans les Hauts de France / © Capture d'écran INSEE

À l'échelle des départements, l'Oise arrive en tête des contributeurs avec, en 2015, 58,2% de ménages fiscaux imposés, contre un ménage sur deux dans la Somme et 47,8% dans l'Aisne. 
 
L'Oise arrive en tête des départements picards / © Capture d'écran Insee
L'Oise arrive en tête des départements picards / © Capture d'écran Insee

Dans ses annonces, le ministre de l'Economie parle des premières et deuxièmes tranches (en deuxième et troisième position dans le tableau ci-dessous) ; c'est-à-dire des foyers gagnant de 9 965 € à 73 779 €.  
 
Le gouvernement souhaite baisser l'impôt pour les tranches imposées à 14% et 30% / © Capture d'écran INSEE
Le gouvernement souhaite baisser l'impôt pour les tranches imposées à 14% et 30% / © Capture d'écran INSEE

Pour les revenus de l'année 2016, un tableau de l'INSEE détaille le nombre de contributeurs en fonction de leur revenu fiscal de référence, département par département. Les tranches de revenus définies diffèrent du barème utilisé pour calculer l'impôt, mais les données disponibles permettent de visualiser le niveau de revenu des habitants de la région, et donc leur potentielle contribution fiscale. 

Dans les Hauts-de-France : 

Dans l'Oise : 
 

Dans la Somme : 
 


Dans l'Aisne : 
 

La mesure annoncée s'adresse ainsi à une grande partie des contribuables picards. À noter que dans l'Aisne et la Somme, plus de 25% des foyers fiscaux ont un revenu fiscal inférieur à 10 000 euros, soit en deçà des tranches imposées. 
 

"Un objectif politique"


Avec cette réforme, Bruno Le Maire assume un "objectif politique". "C'est une réponse claire à tous les gilets jaunes que nous avons vus", expliquait-il sur le plateau de France 2. Une tentative de hausse du pouvoir d'achat par le travail, et uniquement le travail. Car concernant le prix des carburants, la réponse est claire : par question de revenir en arrière. "Rester dépendant des prix du pétrole, c'est totalement irresponsable. Personne ne maîtrise les prix", a conclu le ministre. 
 

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