ArcelorMittal à Dunkerque : comme Florange ?

Arrêté pour maintenance, le haut fourneau n°2 pourrait ne pas rouvrir, tandis que le chômage partiel se prolonge.

Au troisième trimestre, le groupe ArcelorMittal, leader mondial de la sidérurgie, s'est enfoncé dans le rouge, enregistrant une perte nette de 709 millions de dollars. C'est dans ce contexte qu'un Comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire s’est déroulé lundi matin à Paris.

Le CCE portait sur la situation économique et industrielle de la zone « BD Nord », qui inclut le nord de la France, l'Allemagne et la Belgique, et qui comprend 11 hauts fourneaux dont cinq actuellement à l'arrêt (celui de Dunkerque, mais aussi 2 à Liège en Belgique et 2 à Florange), ainsi que d'autres sites "aval" dédiés au traitement de l'acier.

Le groupe sidérurgique mondial ArcelorMittal maintient l'arrêt du haut fourneau numéro deux de Dunkerque, en raison d'une situation économique dégradée, a indiqué lundi une porte-parole, confirmant les rapports des syndicalistes.

Les mesures de chômage partiel sont également confirmées. La direction a annoncé qu'elle déposait une nouvelle demande de chômage partiel longue durée (APLD).

Le haut fourneau n°2 pourrait ne pas rouvrir en 2013

La direction "nous a annoncé que le haut fourneau n°2 de Dunkerque (à l'arrêt pour maintenance depuis août, ndlr) ne redémarrerait pas en janvier", a déclaré François Pagano, élu CFE-CGC.

Selon lui, la direction a dit "que la situation serait encore plus morose en 2013 qu'en 2012" dans la BD Nord. "Pour l'instant, les six hauts fourneaux en activité dans la zone suffisent à répondre à la demande, nous a dit la direction", a poursuivi M. Pagano.

Selon Jean-Marc Vécrin (CFDT), la direction a d’ailleurs indiqué que "le fourneau n°2 pourrait ne pas redémarrer du tout 2013".

Florange en danger, bientôt Dunkerque ?

Le 1er octobre, le groupe ArcelorMirral avait annoncé son intention de fermer la filière liquide (amont) de Florange, comprenant notamment deux hauts fourneaux. Il avait laissé 60 jours au gouvernement pour trouver un repreneur.

Il y a deux semaines, les syndicats ont été informés que seule une poignée de repreneurs restaient en lice. Aucune information positive n’a été donnée depuis. « On commence à s'inquiéter », avait déclaré à l'AFP Jean-Marc Vécrin.

"On s'inquiète vraiment pour toute la sidérurgie, pas seulement pour Florange", a commenté M. Vécrin. Pour Dunkerque aussi. Interrogé sur la possibilité d'un arrêt définitif du haut fourneau n°2 de Dunkerque, François Pagano souligne qu'à "Florange, ça a commencé comme ça".

Laurent interpelle Hollande, et grève en Belgique

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a interpellé François Hollande au sujet de l'avenir de la sidérurgie française.

 

A Liège, des salariés ont rejeté le plan social qui accompagne la fermeture de

la "phase à chaud", actée en octobre 2011, et ont entamé une grève de 24 heures

lundi.

 

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