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Le lundi 11 novembre 1918 : signature de l'armistice à Rethondes

Une photo prise à Lille en octobre 1918, au moment de la Libération de la ville
Une photo prise à Lille en octobre 1918, au moment de la Libération de la ville

Réunis dans un wagon-restaurant aménagé dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne, le maréchal Ferdinand Foch et Mathias Erzberger, membre du gouvernement allemand, mettent fin à la Première Guerre mondiale en signant l’armistice le 11 novembre 1918 à 5 h 15.

Par Camille Di Crescenzo

Ce traité signé entre le maréchal Ferdinand Foch et Mathias Erzberger (pour l'Allemagne) définit la fin des combats sur le font occidental et les conditions de la défaite de l'Allemagne. 
Le conflit aura duré 5 ans et aura laissé plus de 8 millions de morts et des millions d'invalides et de mutilés.

Juillet 1918, l'Allemagne recule face aux troupes alliées

Le sort de la première Guerre mondiale bascule à la mi-juillet 1918 avec l'échec définitif de l'offensive allemande lors de la "seconde bataille de la marne" et les débuts d'une contre-offensive générale alliée.

Alors que les troupes alliées (Français, Britanniques, Belges, Etats-Uniens ...) progressent vers les frontières allemandes, les alliés de l'Allemagne cessent peu à peu les combats : la Bulgarie le 29 septembre, l'empire le 30 octobre, l'Autriche-Hongrie le 4 novembre.

Un pays dans la tourmente

En Allemagne, la population soumise à des restrictions matérielles importantes et traumatisée par la défaite de ses troupes, manifeste violemment son mécontentement contre l'État-Major impérial et le gouvernement de Max de Bade (qui dès le 4 octobre avait demandé qu'elles seraient les conditions de l'arrêt des combats).

Une révolution est sur le point d'éclater à Berlin et menace de se propager dans toutes les grandes villes.

Comprenant que le pays est au bord de l'implosion et qu'il n'a plus le soutien de l'armée, l'Empereur Guillaume II abdique et s'enfuit aux Pays-Bas dans la nuit du 9 au 10 novembre 1918.

Des clauses très dures pour l'Allemagne

Friedrich Ebert, nommé à la tête du nouveau gouvernement, ne peut plus différer la demande d'armistice au vu de la grave crise secouant l'Allemagne. Il délègue le ministre d'Etat Mathias Erzberger pour signer coûte que coûte l'armistice, en essayant simplement d'obtenir quelques atténuations des conditions très dures exigées par les Alliés.

Le 11 novembre 1918, l'Armistice est signée.
L'Allemagne doit remettre une grande partie de son armement et de son matériel de transport. Elle doit évacuer tous les territoires occupés y compris l'Alsace-Lorraine. Une zone de 10 kms est démilitarisée depuis la frontière hollandaise jusqu'à la frontière suisse. Tout est fait pour que l'Allemagne soit dans l'impossibilité de reprendre la lutte.

Aussitôt que la nouvelle de l'armistice se répand en France comme dans les pays alliés (Angleterre, Italie, Etats-Unis), c'est une explosion de joie. La population est en liesse. Partout, des fêtes s'organisent. A la suite de cette armistice fut signé le traité de Versailles le 28 juin 1919. 


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