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Les signataires de l'“appel de Calais” demandent un camp pouvant accueillir 10 000 migrants

La Jungle de Calais. / © MAXPPP
La Jungle de Calais. / © MAXPPP

Les artistes à l'origine de l'"appel de Calais" ont demandé mercredi la création "rapide" d'un camp de réfugiés "aux normes internationales", pouvant accueillir "jusqu'à 10 000 personnes" à la place du bidonville ou vivent 6 000 migrants.

Par AFP

Catherine Corsini, Pascale Ferran, Romain Goupil et Christophe Ruggia, quatre cinéastes à l'origine de l'"appel de Calais" rassemblant 800 artistes et intellectuels, ont présenté cette demande mercredi au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve qui avait demandé à les recevoir, a indiqué le collectif dans un communiqué.

"Face à l'urgence de la situation sanitaire et humanitaire dans les campements sauvages, les bidonvilles de Calais, de Dunkerque et de la région, nous avons défendu auprès du ministre la création rapide d'un camp de réfugiés aux normes internationales pouvant accueillir jusqu'à 10 000 personnes",
précise le communiqué. Le ministre "nous a expliqué sa volonté de désengorger au plus vite les +jungles+ de Calais et de la région en  répartissant les réfugiés dans différents centres d'accueil de demandeurs d'asile", ajoute le communiqué.

10 000 migrants ?

Au ministère, on affirme qu'"il faut essayer de faire en sorte que les migrants soient correctement accueillis sur l'ensemble du territoire", tout en soulignant que pour les Calaisiens "avoir un regroupement de l0 000 migrants en permanence sur place n'est clairement pas l'hypothèse privilégiée".
Des représentants du collectif se rendront sur place "dès la semaine prochaine" afin de recueillir des témoignages de réfugiés et d'habitants de Calais
"et de pouvoir témoigner jour après jour de l'évolution de la situation". Dans un appel publié le 20 octobre, 800 artistes, intellectuels ou militants avaient
réclamé "un large plan d'urgence pour sortir la Jungle de Calais de l'indignité dans laquelle elle se trouve".

Environ un millier de personnes ont quitté le bidonville depuis une semaine pour se rendre dans des centres d'accueil en France, lors de trois transferts volontaires organisés par la préfecture qui a par ailleurs engagé divers travaux sur le site. Saisie par Médecins du Monde et le Secours catholique, la justice a ordonné lundi en urgence à l'Etat de réaliser divers aménagements sanitaires (points d'eau, latrines..) au sein de la "Jungle", une décision dont les différentes parties ont indiqué qu'elles se réservaient le droit de faire appel.

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