La loi sécurité et les violences policières au programme de Dimanche en politique dans les Hauts-de-France

Carole Bureau-Bonnard (députée LREM de l'Oise) et Ugo Bernalicis (député LFI du Nord) seront les invités du magazine politique de France 3 Hauts-de-France, ce dimanche à 11h25.
Ugo Bernalicis et Carole Bureau-Bonnard débattent de la politique de sécurité intérieure.
Ugo Bernalicis et Carole Bureau-Bonnard débattent de la politique de sécurité intérieure. © FTV

Quelle pagaille ! Ce lundi, après une réunion à l’Élysée, la majorité parlementaire annonçait une réécriture de l’article 24 de la loi "sécurité globale", laquelle était pourtant déjà votée dans son ensemble en première lecture : un événement dans l’histoire des relations entre l’Exécutif et le parlement.

Samedi dernier, entre 130 000 et 500 000 personnes avaient manifesté contre les violences policières et cet article, pourtant déjà amendé, interdisant la diffusion malveillante d’images des forces de l’ordre. Un ajout à la loi voulu par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Le voilà recadré.

Si beaucoup de questions restent en suspens sur ce point, la loi dans son ensemble a ravivé le clivage gauche-droite, jusqu'au sein de la majorité. Le RN a voté pour, tandis que dix députés LREM, dont Cécile Delpirou (Somme), ont voté contre. Un texte qui, entre autres, renforce les compétences des polices municipales, au risque - selon des opposants - de désengager la police nationale.


La loi élargit aussi les prérogatives de la sécurité privée et des militaires de l’opération Sentinelle, favorise l’emploi de drones de surveillance, autorise le port d’armes dans les établissements recevant du public, et  supprime les réductions de peine automatiques pour les détenus condamnés pour des faits à l'encontre des forces de l'ordre.

Il n'y a pas que l'article 24 dans la loi votée en première lecture.
Il n'y a pas que l'article 24 dans la loi votée en première lecture. © FB / FTV


Ces débats parlementaires et médiatiques s’inscrivent dans un contexte compliqué : la menace terroriste, des manifestations parfois violentes, des forces de l’ordre blessées et fatiguées, et des syndicats de plus en plus revendicatifs ; mais aussi, dans le même temps, des suspicions de violences policières qui se multiplient, vidéos choc à l’appui, et rappellent - y compris dans notre région - les images de gilets jaunes blessés en 2019.

La loi sécurité globale est-elle nécessaire ? Notre démocratie fait-elle face à des dérapages policiers ou à une dérive systémique de la doctrine policière ? Les manquements sont-ils suffisamment sanctionnés ou bien sont-ils couverts par l'Etat, comme le laissent entendre l'analyse des chiffres du rapport annuel de l'IGPN ?

L'Etat sanctionne moins la police et saisit moins l'IGPN, alors que les signalements et saisines judiciaires bondissent.
L'Etat sanctionne moins la police et saisit moins l'IGPN, alors que les signalements et saisines judiciaires bondissent. © FB / FTV


Le débat s’ouvrira dimanche à 11h25 sur France 3 Hauts-de-France entre : 

Contactés également, les trois principaux syndicats de policiers de la région ont décliné l'invitation.
 

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