Cet article date de plus de 3 ans

Dans une longue lettre, Van Aert dit au revoir à son équipier Goolaerts, mort sur le Paris-Roubaix

Au surlendemain de Paris-Roubaix, Wout van Aert salue son équipier Michael Goolaerts dans une lettre ouverte.
Wout van Aert connaissait Michael Goolaerts depuis de nombreuses années. C'était un coéquipier, un ami, un copain de formation.... Dans une lettre ouverte publiée sur son site web, le coureur de l'équipe Veranda Willems rend hommage à celui qui est décédé à 23 ans, dimanche soir à Lille, après avoir été victime d'un arrêt cardiaque pendant Paris-Roubaix.

"C'est et cela reste irréel, écrit-il. Je connais Michael depuis que je suis aspirant. Nous sommes tous les deux nés en 1994 et, de plus, nous venons de la même région. Nous avons donc couru ensemble depuis longtemps en tant que concurrents. Nous ne sommes coéquipiers que depuis l'an dernier. Je me souviens de Michael comme d'un homme souriant. Jamais malveillant et toujours extrêmement motivé. Un garçon plein de talent, même s'il avait besoin d'un peu plus de temps pour grandir que moi. En fait, il avait fait un grand pas en avant cette année. Le fait qu'il s'est fait remarquer plus que moi pendant tout le printemps en dit long sur sa mentalité."

"Paris-Roubaix était aussi la course de rêve de Michael. Mercredi dernier, nous sommes allés avec l'équipe pour explorer l'Enfer. Nous nous sommes également parlé pendant la course - une fois la première échappée partie. Il allait m'aider le plus longtemps possible. Cela ne s'est pas produit. Non, je n'ai jamais su ce qui se passait pendant la course. Le chef d'équipe a pris la décision de ne pas m'informer et je pense que c'était le bon choix. À l'époque, tout le monde était encore dans l'inconnu au sujet de la situation de Michael. L'espoir que tout se passerait bien est resté longtemps intact."


"Ce n'est qu'après la course que j'ai été informé de la situation. Les heures suivantes, je les ai passées avec les coéquipiers. D'abord dans le bus de l'équipe, puis à l'hôtel de l'équipe à Nazareth. Nous avons cherché du soutien ensemble, tout en continuant d'espérer un signal positif. Malheureusement, cela ne s'est pas produit. En fin de soirée, Michael a perdu la bataille. Une bataille qu'il ne pouvait apparemment pas gagner. 'L'Enfer du Nord mène au paradis' est le slogan de Paris-Roubaix. Je ne sais pas quoi penser de cela aujourd'hui."


"J'ai perdu non seulement un super coéquipier, mais aussi un bon ami. Sarah et moi avons entre-temps décidé d'annuler notre voyage - nous devions partir pour un voyage de trois semaines le long de la côte ouest américaine mercredi. De toute façon, ça ne nous aurait pas plu. Et je ne veux manquer les funérailles de Michael sous aucun prétexte."

"Enfin, au nom de Sarah et de moi-même, j'aimerais souhaiter beaucoup de courage à tous ceux qui aiment Michael. Puis-je faire un appel ? S'il vous plaît, gardez le souvenir de Michael vivant ! Souvenez-vous de lui comme je le ferai : comme ce type espiègle avec ce sourire éternel. Il restera toujours une source d'inspiration. Repose en paix là-haut, camarade !"  





Autopsie dans les prochains jours
Une autopsie du corps du jeune cycliste belge Michael Goolaerts aura lieu dans les prochains jours en France, a indiqué lundi le parquet de Cambrai qui a
ouvert une enquête sur les causes de la mort.

"Ce n'est pas une enquête pénale, c'est une enquête qui vise, quand les circonstances d'un décès sont inexpliquées, ce qui est le cas quand un jeune homme de 23 ans meurt de manière quasi subite, à élucider les circonstances sans pour autant présumer l'existence d'infractions", a précisé à l'AFP le parquet de Cambrai.

L'autopsie sera pratiquée dans les prochains jours en France. La date exacte n'a pas été fixée pour l'instant. "Selon les premiers éléments, c'est un malaise, sans doute cardiaque, qui a provoqué la chute, c'est pas la chute qui a provoqué son état", a ajouté le parquet.

Dimanche à l'arrivée à Roubaix, des policiers ont demandé à l'équipe Véranda's Willems pour laquelle courait Goolaerts, de garder à la disposition de la justice le vélo et le casque du coureur. Il n'y a pas eu de perquisition ni de saisie.

Dimanche après-midi, le cycliste belge âgé de 23 ans, victime d'un arrêt cardiaque, avait été retrouvé inanimé sur le deuxième des vingt-neuf secteurs pavés de la "reine des classiques" (257 km), près de Viesly (Nord). Il avait été héliporté à Lille, où il est décédé dans la soirée. Goolaerts participait pour la première fois à la reine des classiques.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
paris-roubaix cyclisme sport