Hollande au Louvre-Lens : Liévin pourrait accueillir le patrimoine menacé en Syrie et Irak, en plus des réserves du musée parisien

© DENIS CHARLET / AFP
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En visite au Louvre-Lens pour une exposition sur la Mésopotamie, François Hollande a inauguré la plaque du futur centre de conservation de Liévin, qui accueillera, désormais, les réserves du musée parisien, et peut-être, des chef-d'oeuvres en péril, en Syrie et en Irak.

Par Avec AFP

Lors de l'inauguration de l'expositionn intitulée "l'Histoire commence en Mésopotamie", François Hollande en a profité pour rappeler le succès de ce musée, malgré les récentes critiques dont il fait l'objet. Il était d'ailleurs venu à l'inauguration du musée. Et pour convaincre que ce "formidable équipement","original" a réussi son pari, le président de la République a annoncé que les réserves du Louvre seraient bien installées à Liévin, en dépit des polémiques.

Il a parlé d'un "pôle de conservation unique en Europe", des centaines de milliers d'oeuvres, ici, dans la région, à Lens-Liévin seront stockées, pour que ces oeuvres puissent etre "conservées, préservées et meme restaurés".
En juin, les reserves parisiennes du Louvre ont manqué d'être inondées, ce qui a confirmé l'idée "d'un lieu sécurisé, protégé disposant d'un espace suffisant et de techniques modernes" , a expliqué le président, précisant alors que c'est Liévin qui a été choisi."Je pense que, pour la région, c'est une grande fierté, que, ce qu'il y a de plus précieux, la réserve de notre plus grand musée, puissent être ici".

Le projet qui coûtera 60 millions d'euros à partager entre le Louvre ( c'est-à-dire l'Etat) et la région, permettra également de restaurer les oeuvres. Il a été confié à l'urbaniste. C'est la mission confié à l'urbaniste Jean-Louis Subileau,  dans le cadre du réaménagement global du bassin minier, de l'habitat minier. 

Liévin pourrait accueillir les oeuvres d'Irak et de Syrie

François Hollande a également dit que le lieu aurait une autre vocation "liée aux tragédies dans le monde". "Les terroristes veulent détruire toute trace d'humanité et donc les oeuvres", et il y a "aussi des trafiquants". "Nous devons mettre en securité le patrimoine mondial". Liévin pourrait donc aussi accueillir les oeuvres menacées par "les terroristes, les barbares" en Irak et en Syrie.

Le chef de l'Etat a précisé, que cette décision devrait se concrétiser début décembre, à Abou Dhabi, lors d'une conférence internationale sur la préservation du patrimoine en péril, préparée par l'ex-ministre de la Culture Jack Lang. 

A Abou Dhabi, "la communauté internationale va décider de protéger, de mettre
en valeur, de financer même, la réhabilitation d'un certain nombre d'oeuvres. Et nous allons faire valoir que c'est au centre de conservation de Liévin que ces
oeuvres peuvent être mises à l'abri",
a affirmé M. Hollande après avoir dévoilé
la plaque du futur centre. Une annonce importante à l'heure où l'armeée française s'apprête "à appuyer les forces irakiennes pour la reconquête de Mossoul", qui vient de commencer.

Dans cette volonté de décentralisation, il a aussi rappelé l'ouverture de l'IMA Institut du Monde Arabe à Tourcoing le 17 novembre. "Lieu d'exposition de colloques, de concerts, d'enseignement" et où seront présentées des collections uniques d'objets prêtés par l'IMA parisien.

Visite de François Hollande au Louvre-Lens
Un reportage de Caroline Arnold et Benoît Bugnicourt - F3 Nord

 

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