Le Favril - Covid-19. Visiteurs en baisse, difficultés financières : des habitants veulent sauver le parc du Waterlin

Le parc du Waterlin à Le Favril dans l'Avesnois (Nord) accuse une baisse de visiteurs depuis le confinement. Le projet d’une vie de son propriétaire Michel Lengrand, 70 ans, pourrait s’arrêter au grand dam des amoureux de la nature. Deux habitants de l'Avesnois lui viennent en aide.
Pendant le confinement, Michel a assuré l'entretien de son parc et prend soin de ses animaux. Il attend le retour des amoureux de la nature à Le Favril.
Pendant le confinement, Michel a assuré l'entretien de son parc et prend soin de ses animaux. Il attend le retour des amoureux de la nature à Le Favril. © Hervé Lamouret
«C’est dur, mais je continue, c’est mon caractère, il semblerait que le gens hésitent à sortir et le mauvais temps ne m’aide pas, alors qu’il faudrait du monde tous les jours.». Pour Michel Lengrand, les effets du Covid-19 pourraient le contraindre à fermer le parc qu’il a bâti il y a 25 ans. Pendant le confinement, alors que la saison aurait dû marquer le retour des visiteurs du Parc du Waterlin, situé aux portes du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, le propriétaire n’a pu accueillir de public. C’est pourtant la principale source de financement de cet écrin naturel. Le parc du Waterlin est situé sur la commune de Le Favril, à 40 minutes de Valenciennes et à 20 minutes d’Avesnes-sur-Helpe.

Sur plus de 4 hectares de sa ferme familiale, Michel Lengrand a conservé une collection de machines agricoles de la fin du 19e et du début du 20e siècle, mais en amoureux de la nature, il a abandonné un métier qu’il n’avait pas choisi pour concevoir un magnifique parc naturel de loisirs. Il plante à la fin des années 90 un arboretum de 120 espèces d’arbres ornementaux dont certains agrémentent les abords d’un étang. Ce cadre exceptionnel héberge quelques animaux de la ferme (ânes, chèvres, poneys, lapins…) mais également quelques daims et, plus exotiques, quelque lamas.

Solidarité

Depuis l’hiver dernier, malgré ses 70 printemps, il assure seul l’entretien de ces espaces verts et c’est sur ses fonds propres qu’il nourrit ses animaux.
En cette période de déconfinement, Michel Lengrand attendait un retour du public, dont les centres aérés, mais les visiteurs tardent à revenir et cela le désespère. Deux frères, Hervé et Jean-Luc Lamouret ont découvert ce parc du Waterlin depuis peu et ont très vite été séduits par la démarche du propriétaire, le premier parce qu’il milite en faveur de la protection des animaux, le second pour sa passion de la nature et de la pêche. Tous deux sont émus de constater que Michel Lengrand est en difficulté.

Jean-Luc Lamouret, conscient du coût du nourrissage des animaux, organise une sortie entre amis qui rassemblera une quarantaine de personnes le 20 juillet. Hervé Lamouret, pour sa part, prend l’initiative de créer une visibilité du parc sur les réseaux sociaux.Michel Lengrand est reconnaissant de ce soutien, il sait que les commentaires sur les réseaux sociaux sont élogieux, cela lui redonne de l’espoir. Mais la survie de son projet repose sur une fréquentation suffisante au long cours.
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