Saint-Sylvestre-Cappel : une cagnotte permet à un éleveur d'offrir une meilleure herbe à ses vaches

Pour une rotation du pâturage étalée sur une vingtaine de jours, le foncier doit être redécoupé en parcelles plus petites. / © DR
Pour une rotation du pâturage étalée sur une vingtaine de jours, le foncier doit être redécoupé en parcelles plus petites. / © DR

Dominique Vaesken élève un troupeau de vaches à Saint-Sylvestre-Cappel. Dans leur ration alimentaire, la part de maïs ne cesse de baisser au profit de l'herbe. Pour aller plus loin, cet éleveur a fait appel au don pour installer un système de pâturage tournant, plus écolo et plus économique.

Par LB

Une exploitation laitière, en plein cœur des Flandres, à Saint-Sylvestre Cappel, perpétue la tradition locale avec son élevage de rouge flamande. Pour Dominique Vaesken, cela passe aussi par une alimentation traditionnelle, à base d’herbe.

Plus de la moitié des 70 hectares de l'exploitation sont d’ores et déjà consacrés au pâturage ou à la fauche pour les réserves de foin. Prochaine étape, au printemps : un système de pâturage tournant.
 
Le pâturage tournant : un meilleur lait, plus écolo, et plus rentable
Un reportage de Laurent Navez et Jean-Pascal Crinon
 

 Le but c’est qu’elles puissent manger la meilleure herbe, ce qu’on appelle la pointe de l’herbe.
 


« Le but c’est qu’elles puissent manger la meilleure herbe, ce qu’on appelle la pointe de l’herbe, indique Dominique Vaesken. C’est-à-dire, un à deux jours en fonction de la pousse d’herbe. Tous les jours on vérifie où on en est au niveau de l’herbe, si on les remet dans le parc un deuxième jour où si on les passe dans le parc suivant ».
 

MiiMOSA - Retour aux pâtures pour les rouges flamandes !

GAEC VAESKEN sollicite votre soutien pour le financement du projet Retour aux pâtures pour les rouges flamandes ! : L'herbe fraîche et l'accès par tous temps des vaches en pâtures, c'est assurer l'augmentation de l'autonomie alimentaire pour notre ferme !


C'est pourquoi le foncier doit être redécoupé en parcelles plus petites, afin de permettre une rotation étalée sur une vingtaine de jours. Au total, 20 000 euros d'investissement financés en partie par la laiterie et un appel au don participatif. 11 190 € ont été collectés sur un objectif initial de... 3 000 € ! (voir encadré plus bas) 


Plus écolo, plus économe
 

« Ça demande plus de travail mais il n’y a pas d’utilisation d’outil mécanique, pas de gasoil. En terme de bilan carbone, pas de fauche, pas de récolte. La récolteuse, c’est la vache. C’est ce qu’il y a de plus économe », assure l'éleveur.

L'objectif est de baisser de 23 % les émissions carbones de la ferme en trois ans et de réduire les achats d'aliments bovins. L'écologie au service de la rentabilité. C'est aussi inscrit dans la vieille tradition de la rouge flamande. 

 

Les investissements rendus possibles grâce au financement participatif

Sur le site de collecte en ligne MiiMOSA, Dominique Vaesken expose sa vision du budget global ainsi que les détails des différents postes de dépense pour mener à bien son projet. Le besoin total pour la mise en oeuvre du paturage tournant est de 15 000 €. Sa laiterie finançant le projet à hauteur de 7 500€, il lui restait à trouver 7 500€.
 

  • Le 1er palier de 3 000 € a permis de financer le chemin de patûrage.
  • Le 2ème palier de 6 000 € concrétise l'installation de clôtures le long du chemin pour diviser les parcelles et parcs de rotation.
  • Le 3ème palier de 7 500 € favorise la mise en place de haies pour faciliter le pâturage tournant. Les haies ne sont pas seulement esthétiques, elles permettent également de protéger les cultures. Ce sont des corridors de biodiversité, elles stockent le carbone pour compenser les émissions de gaz à effet de serre.

Et comme la collecte dépasse largement ces paliers - 11 190 euros récoltés -  Dominique Vaesken envisage l'achat d'un récupérateur de chaleur sur le tank à lait qui permet d'économiser de l'énergie et réduire les déperditions de chaleur.

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