Agressions en marge des bals et bandes de carnaval à Dunkerque : des mesures de sécurité bientôt annoncées

(Archive - Illustration) / © MAXPPP
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Suite à la violente agression d'un carnavaleux sur la digue de Dunkerque en marge du bal du Chat Noir, une réunion s'est tenue ce 4 février en mairie. Le maire Patrice Vergriete, qui évoque un nouveau phénomène de bandes de casseurs en marge des bals et bandes de carnaval, doit annoncer des mesures.

Par TM / CB / FB

Trois jours après l'agression en marge du Bal du Chat noir sur la digue de Dunkerque de Kévin Desmidt, carnavaleux âgé de 27 ans qui se trouve toujours entre la vie et la mort, une réunion des différents acteurs des événements carnavalesques était organisée ce mardi 4 février à l'hôtel de ville de Dunkerque. 
 
Dunkerque : Kévin Desmidt toujours entre la vie et la mort après avoir été lynché sur la digue

Polices nationale et municipale, associations carnavalesques, cafetiers et restaurateurs de la digue, pompiers ainsi que services de l'Etat, de la mairie et de la communauté urbaine étaient réunis autour du maire Patrice Vergriete. A l'ordre du jour : la sécurité en marge des bals et bandes de carnaval. 
 


Phénomène de bandes organisées


"On a provoqué cette réunion ce matin pour voir, à partir de la semaine prochaine dès le bal des Kakernesches, comment on peut s’organiser différemment pour –plus jamais ça-, et surtout éviter plusieurs phénomènes relativement nouveaux qu’on a constaté autour de ce bal", a déclaré après cette table ronde le maire de Dunkerque Patrice Vergriete. 
 
Agression en marge du Bal du Chat Noir à Dunkerque : P. Vergriete doit annoncer des mesures

Ce dernier a évoqué un phénomène nouveau constaté en marge des événements carnavalesques : la présence de bande de "casseurs" souhaitant profiter de l'ivresse des carnavaleux, notamment des plus jeunes. "On constate l’arrivée de bandes organisées, non déguisées qui viennent soit pour voler, soit pour tabasser des jeunes qui sont des proies faciles, parce qu’alcoolisés, sur la digue. Donc on mettra les renforts qu’il faut pour juguler ce type de phénomène", a-t-il expliqué.

"C’est un phénomène relativement nouveau… On avait commencé à percevoir ce genre d’agissements l’année dernière en marge de certaines bandes (de carnaval, ndlr). Là, on le voit apparaître dès le bal du Chat Noir, donc on sera attentif à ce constat à l’avenir", a poursuivi M. Vergriete qui devrait faire des annonces liées à la sécurité "jeudi ou vendredi".

Ce samedi soir, 10.000 personnes étaient rassemblées au Kursaal de Dunkerque pour le bal du Chat Noir, qui ouvre officiellement la nouvelle saison carnavalesque. "Nous à l‘intérieur, cela s’est passé magnifiquement, avec très peu d’interventions de la Croix Rouge. J’ai même envie de dire que c’est l’un des plus beaux bals qu’on a fait de côté-là, nous a confié Willy Moreews, président de l'association Quat'zarts, organisatrice de l'événement. "Faut pas que ça continue. Nous ce n’est pas de notre ressort, à l’intérieur on met le maximum, il y a la police devant le Kursaal… Après je pense que des choses vont être prises en compte et mises en place" a-t-il ajouté.
 
Agression en marge du bal du Chat Noir à Dunkerque : réaction de l'organisateur

Dans la nuit du 1er au 2 février, Kevin Desmidt et trois de ses amis ont été violemment agressés "apparemment sans raison" par un groupe de 6 à 7 individus non-déguisés sur la digue de Malo. Il est toujours hospitalisé au CHU de Lille avec le pronostic vital engagé. Les auteurs de l'agression, quant à eux, sont toujours activement recherchés par la police. 



 

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