Mort d'un migrant tué par balle dans le secteur de Loon-Plage : ce que l'on sait

Un homme est décédé dans la nuit de samedi à dimanche, des suites d'une blessure par balle au niveau du thorax entre Loon-Plage et Grande-Synthe.

Un mort et un blessé

Dans la nuit du samedi 3 février au dimanche 4 février, un corps a été retrouvé sur le bord de l’autoroute A16 et pris en charge par les secours après qu’une plaie par balle au thorax a été identifiée. Il s’agit d’une personne migrante, décédée au cours de son transfert vers l’hôpital. À proximité, une autre personne est aussi identifiée, elle aussi blessée par balle. Il s’agit d’un ressortissant irakien de 34 ans. 

Les deux victimes résidaient dans un camp de Loon-Plage

Les deux personnes migrantes résidaient dans un camp situé entre Loon-Plage et Grande-Synthe, à proximité de l'autoroute A16. Ce camp avait été démantelé en novembre dernier au cours d’une vaste opération de police. À l’époque, plus de 1200 personnes y vivaient. Depuis, environ 500 personnes s’y sont réinstallées. 

Une enquête est ouverte

Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Dunkerque et confiée à la police judiciaire et à l’office central de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM). Pour l’heure, aucune interpellation n’a eu lieu et aucun suspect n'a été identifié. La procureure de Dunkerque, Charlotte Huet, indique que l’enquête est en cours et que “les vérifications viseront à identifier et interpeller le ou les mis en cause.”

La piste du règlement de comptes

Selon les premières informations de terrain et des associations, deux pistes sont privilégiées. Il pourrait s'agir d'un règlement de comptes entre passeurs alors que plusieurs rivaux se disputent les zones de départ vers l'Angleterre. Il pourrait aussi s'agir d'un règlement de comptes entre un passeur et son client, toujours sur fond de passage vers l'Angleterre. Pour l'association Utopia 56 Grande-Synthe, "ces tensions créent surtout de la vulnérabilité pour les familles ou les exilés qui n'ont d'autres choix que de rester dans les campements. Aucune solution n'est mise en place pour les protéger de cette violence."