Euroligue de basket : déception pour l'ESBVA qui s'incline en finale face aux Turques du Fenerbahçe

La marche était un peu trop haute pour les Villenevoises, outsiders de l'Euroligue. Si elles ont su s'imposer pendant toute la compétition, elles ont malheureusement dû s'incliner en finale face au Fenerbahçe ce dimanche 14 avril 2024, avec un score de à 106 à 73.

Les filles n'ont rien lâché jusqu'au dernier entraînement. "Villeneuve... Ensemble !" Un cri de guerre et de motivation scandé par les guerrières de l'ESBVA, pour ce dernier entraînement avant la finale de l'Euroligue. Un moment qui s'est voulu marquant, intense, mais sans pression malgré l'enjeu de ce dimanche 14 avril 2024.

Depuis septembre, les Villeneuvoises sautaient par-dessus les obstacles. Les outsiders de l'Euroligue se sont laissées porter par les victoires, jusqu'à l'exploit de ce 12 avril face à Prague, lorsqu'elles se sont qualifiées pour la finale de la compétition. Après l'avoir emporté contre plusieurs cadors européens, les guerrières ont dû se préparer pour faire face au monstre qu'est l'équipe turque du Fenerbahçe. Les joueuses adverses n'ont perdu que deux matchs cette saison.

Garder le même style de jeu jusqu'au bout

Mais en cette journée de grande finale, les joueuses de l'ESBVA étaient loin de se faire un sang d'encre. Joviales, comme à leur habitude, les filles ont débuté leur journée sans pression, comme si aucun enjeu ne les attendait à 18 heures. "Je pense que c’est ça notre force, on est décontractées", souligne avec flegme la Villeneuvoise Aminata Gueye, en mastiquant son chewing-gum. "On est arrivées jusqu’à la finale comme ça, donc on reste nous-mêmes."

Je pense que c’est ça notre force, on est décontractées. On est arrivées jusqu’à la finale comme ça, donc on reste nous-mêmes.

Aminata Gueye, joueuse de l'ESBVA

Sans stress, mais pas sans excitation : les joueuses trépignent d'impatience à l'idée de se frotter aux Turques, monstres du basketball européen. "C’est un rouleau compresseur, on le sait. Mais il y aura deux grosses équipes sur le terrain", relève Aminata. Face au Fenerbahçe, les guerrières joueront la détermination, l'énergie et surtout la hargne. "Le basket on l’a. C'est celle qui voudra le plus la victoire qui l’aura. On a envie d’aller le plus loin possible maintenant, mais on n’a rien à perdre. Ce qu’on a fait c’est déjà énorme."

À 18 heures, le coup d'envoi est donné. Depuis le Palacium de Villeneuve-d'Ascq, les supporters sont nombreux et pleins d'espoir pour soutenir à distance leurs joueuses. Mais malheureusement les guerrières n'auront pas réalisé l'ultime exploit de remporter la finale.

Après une première partie de jeu très serrée, la mi-temps a marqué un tournant avec un manque de précision dans leurs transmissions et beaucoup de balles perdues qui ont creusé l'écart. Les Villeneuvoises n'ont pas réussi à remonter la différence de points et se sont finalement inclinées face au Fenerbahçe avec un score de 106 à 73. La dernière victoire française en Euroligue remonte à 2004 et elle était nordiste grâce aux féminines de l'USVO (Union sportive Valenciennes Olympic).