JO de Tokyo : pour protéger son cheval, Nicolas Delmotte renonce à l'épreuve du saut d'obstacles en équipe

Nicolas Delmotte a renoncé à faire concourir son cheval, à peine remis de violentes coliques, lors des épreuves de qualification du saut d'obstacle en équipe. L'attitude prévenante des cavaliers français pour leurs monture sauvent la réputation d'un sport éreinté sur les réseaux sociaux.
Nicolas Delmotte et son cheval, Urvoso du Roch, lors des épreuves individuelles de saut d'obstacles.
Nicolas Delmotte et son cheval, Urvoso du Roch, lors des épreuves individuelles de saut d'obstacles. © Behrouz MEHRI / AFP

C'est une épreuve de plus pour Nicolas Delmotte. Le cavalier de 42 ans, originaire de Flines-lez-Raches, dans le Nord, a renoncé à disputer les épreuves de qualification du saut d'obstacles par équipe. Ce mercredi 4 août, le très sérieux candidat au podium avait vu s'effondrer son espoir de médaille lorsque son cheval,  Urvoso du Roch, a fait tomber l'une des barres du cinquième obstalce, en plein épreuve de finale. 

L'athlète a déclaré forfait quelques heures avant le début de l'épreuve afin de préserver son cheval, fragilisé par des problèmes de santé. "Dans la soirée (de jeudi), Urvoso du Roch, le cheval de Nicolas Delmotte, a été victime de coliques. Pris en charge par le vétérinaire de l'équipe de France, le selle français de 13 ans va bien. Il est au repos et sous traitement médical", précise la Fédération Française d'Equitation, dans un communiqué cité par l'AFP. Delmotte a été remplacé au pied levé par Matthieu Billot, lors de la finale qui s'est déroulée ce 7 aoûr

L'allemande Annika Schleu accusée de maltraitance animale

Le choix de Nicolas Delmotte de privilégier la santé de son animal résonne particulièrement alors que la cavalière allemande Annika Schleu et sa discipline sont sous le feu des critiques. L'athlète, qui concourait au penthatlon moderne s'est vue attribuer, comme le veulent les règles de l'épreuve, un cheval au hasard, 20 minutes avant le début des épreuves. Alors que sa monture, Saint Boy, faisait un refus d'obstacle, la cavalière a visiblement perdu ses moyens, essayant à toute force de contraindre l'animal à reprendre la compétition. Suite à la diffusion des images de l'épreuve, son entraîneuse a même été suspendue pour avoir donné un coup de poing au cheval. 

Delmotte et Leprevost, une bienveillance qui rassure

Au milieu des prises de parole des professionnels de l'équitation et des appels au calme, le sport en lui-même s'est retrouvé critiqué. "Faudra parler sérieusement de la maltraitance animale dans l'équitation à un moment" écrit une internaute sur twitter. "Sport de brutes et d'égoïstes", fustige une autre. Le geste de Nicolas Delmotte, mais aussi l'attitude humble de la cavalière française Pénélope Leprevost auront peut-être le mérite d'apaiser les esprits.

Alors qu'elle faisait face à des refus d'obstacles répétés de la part de son cheval au moment crucial de la finale du saut d'obstacle en équipe, la cavalière a tout de même gratifié sa monture d'une caresse de félicitations. "Je ne suis pas fâchée après mon cheval, je ne lui en veux même pas", a-t-elle
ajouté à propos de Vancouver de Lanlonre, son étalon français, né en 2009. Comme l'a rappelée une autre internaute : "la séquence du pentathlon est choquante mais absolument pas représentative de l'équitation de haut niveau."

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