Covid-19 : deux cas du variant britannique détectés à Lille en décembre, "d’autres suspicions" analysées

Ces deux cas ont été identifiés fin décembre à Lille, avant d'être certifiés comme étant des variants britanniques du virus ce dimanche 10 janvier. D'autres suspicions sont actuellement analysées.

Image d'illustration d'un test PCR.
Image d'illustration d'un test PCR. © PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

Après Tours, Bagneux et plus récemment Marseille, deux cas du variant britannique ont été détectés à Lille "dans le milieu professionnel médical." L’annonce a été faite dans la matinée par Benoît Vallet, directeur de l’Agence Régionale de Santé des Hauts-de-France. 

"Ce sont des cas qui ont été identifié à la fin décembre et pour lequel le centre national de référence nous a confirmé la positivité par séquençage."

Benoît Vallet, directeur de l’Agence Régionale de Santé des Hauts-de-France

Ces cas ont été confirmés dimanche 10 janvier, après des analyses sur les tests réalisés à la fin du mois de décembre. Benoît Vallet a également ajouté qu’il existe "d’autres suspicions à l’heure actuelle qui sont recherchées par le séquençage et nos centres de référence." 

Notamment un chauffeur de poids lourd qui revenait d'Angleterre et qui a été testé positif. Les résultats de séquençage ne sont pas encore connus. "Nous aurons sans doute dans les prochains jours d'autres confirmations à faire ou ne pas faire" a ajouté le directeur de l'ARS des Hauts-de-France.

Dépistage massif à Roubaix 

Dans le même temps, un dépistage massif a été lancé ce jour à Roubaix et va durer toute la semaine, jusqu’au samedi 16 janvier. Il permettra notamment de regarder "la pénétrance" du variant britannique du virus dans la population roubaisienne.

Les volontaires effectueront deux tests, un test antigénique donnant un résultat en 15 minutes, et un test PCR donnant le résultat en 12 heures. Cette campagne devrait également permettre d’identifier les potentiels porteurs du variant britannique. 

Alors que certaines voix s'élèvent et dénoncent une campagne de dépistage massif trop tardive, le directeur de l'ARS des Hauts-de-France a quant à lui jugé que ce dépistage "intervient au bon moment", mettant en avant les interrogations actuelles sur la "reprise des taux d’incidence" et sur la "particularité du variant" britannique.

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