Covid-19 : fermeture des restaurants à 00h30 et interdiction de la vente d’alcool à 20 heures dans la métropole lilloise

Après le passage de la métropole lilloise en "zone d'alerte renforcée", le préfet des Hauts-de-France a précisé les modalités des restrictions : les restaurants fermeront à 00h30 et la vente d’alcool à emporter est interdite à partir de 20 heures dans la MEL.

Alors que les bars fermeront à 22 heures, les restaurants pourront ouvrir jusqu'à 00h30.
Alors que les bars fermeront à 22 heures, les restaurants pourront ouvrir jusqu'à 00h30. © ISSELEE HUBERT - MaxPPP
Deux jours après les annonces du ministre de la Santé Olivier Véran et le passage de la métropole lilloise en zone d’alerte renforcée – fermeture des bars à 22 heures, abaissement de la jauge de rassemblement à 1 000 personnes… – le préfet des Hauts-de-France a précisé les modalités des restrictions qui s’appliqueront dans la métropole lilloise et dans le reste du département du Nord.

La disposition la plus importante, et attendue, vient de l’heure de fermeture des restaurants : ils fermeront à 00h30 dans la métropole lilloise, alors que les bars et les salons de thé fermeront à 22 heures à partir de lundi 28 septembre, comme annoncé par le gouvernement mercredi.
 

Le préfet a également pris un arrêté afin d’interdire la vente d’alcool à emporter et la consommation d’alcool sur la voie publique entre 20 heures et 6 heures, également à partir de lundi 28 septembre et pour 15 jours.

Le préfet a justifié ces annonces par la dégradation de la situation sanitaire dans le Nord, "avec une reprise brutale de l’épidémie ces dernières semaines". "À ce jour, seul le territoire de la MEL est concerné par le passage en zone d’alerte renforcée et par le renforcement des mesures. L’évolution rapide de la situation pourrait amener, rapidement, ces prochains jours, à l’extension de l’alerte renforcée à d’autres territoires du département", explique-t-on du côté de la préfecture.

Le reste du département du Nord et le Pas-de-Calais, placés en zone d’alerte, sont touchés par deux restrictions à partir du lundi 28 septembre: 

Les restrictions dans la MEL


A partir de samedi 26 septembre (pour 15 jours) 

À partir de ce lundi 28 septembre, et pour 15 jours

Pour Martine Aubry, fermer les bars à 22 heures, "c'est une ineptie"

Martine Aubry, maire de Lille : "Nous arrivons à des mesures qui pénalisent tout le monde, et je le regrette profondément. 22 heures, c'est une ineptie. Dire à des bars de fermer à 22 heures, autant leur dire qu'ils doivent fermer. Certains bars ne respectent pas les mesures: c'est eux qu'il faut sanctionner, et pas sanctionner toute une profession. Faute d'avoir fermé à temps certains établissements qui ne jouaient pas le jeu (...), aujourd'hui on prend une mesure, 22 heures, qui n'a pas de sens. Sur 800 bars à Lille, s'il y a une petite centaine qui créent des problèmes, on enquiquine tout le monde alors que les artisans, les commerçants, les restaurateurs et la majorité des bars ont respecté les règles."

Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France : "On va au-devant de difficultés sanitaires plus importantes. Il y a une épidémie qui a repris de la force, mais en plus de l’épidémie, on va avoir l’arrivée de la grippe saisonnière, qui met à mal notre système de santé. Tout ce qui peut être fait pour freiner doit être fait, mais ensuite, il faut que le ministre de Santé nous dise clairement les choses. Les bars et restaurants vont fermer à 22 heures (Xavier Bertrand a réagi jeudi, avant les précisions de la préfecture sur la fermeture des restaurants à 00h30), mais que va-t-il se passer après 22 heures ? Les gens qui veulent finir la soirée, si c’est pour se retrouver chez eux ou dans des lieux privés sans protocole sanitaire, est-ce qu’on ne court pas à un grand risque ?

Il faut nous dire si c’est clairement dans les bars et les restaurants qu’il y a le plus de clusters (…). Si des bars et des restaurants ne respectent pas les protocoles sanitaires, il faut les fermer. Si on décide de les faire fermer, il faut les compenser à 100 %. Les salariés vont se retrouver au chômage, et les patrons à la rue. Tout ce secteur de l’événementiel, c’est vital pour l’économie."
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