Le bus lillois du "Coeur des femmes" incendié, une cagnotte mise en ligne

Brûlé la nuit de mercredi 28 à jeudi 29 juin à Bobigny où il était stationné, le bus du Coeur des femmes, qui proposait des examens cardiaques à des femmes éloignées des parcours de soin est totalement détruit. Une cagnotte a été mise en ligne pour récolter 350 000 euros afin d'en créer un nouveau.

Deux ans de travail partis en fumée... Quand elle a su ce qu'il s'était passé, la cardiologue lilloise Claire Mounier-Véhier a fondu en larmes. Mais une fois le coup accusé, "même encore sous le choc", l'idée que le cœur des femmes primait l'a remobilisée. Objectif se remettre en route avec le bus du Coeur des femmes dès la mi-septembre pour honorer les prochains rendez-vous à Maubeuge, Calais ou Lille.

"A une heure du matin, il y a cinq jeunes qui ont mis le feu au bus et tout a brûlé en moins de quatre heures. Les pompiers ne sont pas venus tout de suite parce que ça brûlait partout dans la ville. Quand on a été prévenu le matin, il n'y avait plus rien", raconte Claire Mounier-Véhier citée par France Bleu Nord.

Malheureusement, "Nos assurances ne couvrent pas ce type de destructions comme les violences urbaines…"

Créé à Lille en 2021, le bus du Coeur des femmes dépiste gratuitement les maladies cardio-vasculaires. Environ 85 personnes à 90 maximum sont dépistées par jour. Sur inscription préalable via une proposition par courriel de sa CPAM, il était ainsi possible de se faire dépister d'éventuelles pathologies cardiaques.

Un inventaire de ce qui a brûlé : machines médicales, bus, remorque, mobilier etc. a été estimé à 300 000 euros. Finalement, "on est allé un peu vite... Le coût global serait aux alentours de 350 000 euros, mais on a déjà environ 150 000 euros de promesses de dons. Cela va de 1 euros à 10 000 euros. De l'entreprise au particulier. C'est un grand élan de générosité et on va y arriver ! Les fonds collectés nous permettront d’acquérir un nouveau bus et sa remorque, de l’aménager et de racheter l’ensemble des équipements qui ont été détruits", explique Claire Mounier-Véhier.

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