• MÉTÉO
  • VOS RENDEZ-VOUS
  • SPORT
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS
  • POLITIQUE

Lille : deux nouveaux recours déposés contre le projet de réaménagement de la friche Saint-Sauveur

© FREDERIK GILTAY / FRANCE 3 NORD PAS-DE-CALAIS
© FREDERIK GILTAY / FRANCE 3 NORD PAS-DE-CALAIS

Les associations PARC Saint-Sauveur et ASPI ont publié un communiqué commun.

Par Q.V avec AFP

Deux associations ont annoncé lundi avoir déposé deux nouveaux recours contre le projet de réaménagement d'une immense friche au coeur de Lille, estimant que le projet de construction de 2.400 logements, de commerces et d'une piscine olympique aggraverait notamment la pollution de l'air.

 

"Absence d'intérêt général"


"Nos associations défendent l'absence d'intérêt général du projet au regard des enjeux d'écologie et de santé publique: aggravation de la pollution de l'air, gestion de l'eau inadaptée aux (futurs) épisodes de sécheresse, destruction d'un îlot de fraîcheur et de la biodiversité, insuffisance des espaces de nature", peut-on lire dans le communiqué commun de PARC Saint-Sauveur et ASPI.
 


"Des alternatives existent pourtant comme une meilleure répartition des logements et des activités dans la métropole, l'utilisation des logements vacants, la requalification des bureaux en logements", poursuivent-elles. "L'intérêt général attaché à la densification d'un quartier déjà très dense et pollué traduit, de la part de la Métropole européenne de Lille, une volonté de construire coûte que coûte".

Ces deux associations ont déposé le 4 septembre deux nouveaux recours - l'un en référé, l'autre sur le fond - auprès du tribunal administratif de Lille pour attaquer la délibération votée par la MEL le 28 juin déclarant l'intérêt général du projet Saint-Sauveur et sa mise en compatibilité avec le plan local d'urbanisme.

 

Enquête publique attaquée


Sur l'ancienne gare de marchandises Saint-Sauveur, qui couvre une surface de 23 hectares entre le centre et le quartier populaire de Moulins, devraient sortir de terre une piscine olympique, 2.400 logements -dont 35% de logements locatifs sociaux, 30% d'accession sociale et de locatif intermédiaire et 35% de libre- environ 35.000 m² de bureaux, des commerces, des locaux d'activités et un parc de parc de 3,4 hectares.
 

L'enquête publique initiale, au printemps 2018, avait été attaquée par les associations, qui avaient obtenu gain de cause au tribunal administratif.

Le commissaire enquêteur de l'enquête publique complémentaire a rendu en mars un avis favorable, avec des réserves et des recommandations, demandant notamment au conseil métropolitain "d'entamer des réflexions conduisant à prendre des mesures fortes pour ne pas aggraver l'état de la qualité de l'air de la métropole lilloise".
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Il y a vingt ans, Robert Mugabe, ancien président du Zimbabwe, visitait Amiens

Les + Lus