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Lille : une esquisse de Rubens, disparue pendant des siècles, mise aux enchères ce week-end

© Frédéric Giltay / France 3
© Frédéric Giltay / France 3

Elle est exposée ce vendredi après-midi à Lille.

Par Quentin Vasseur

C'est un véritable "trésor caché" qui est sur le point d'être aux enchères ce week-end à Lille. L'esquisse de "Sainte-Marguerite" par le peintre baroque flamand Pierre-Paul Rubens sera mise à prix à 200 000 euros par la maison Mercier. 

Avant d'arriver à Lille, cette toile à eu une histoire rocambolesque. "En mars 1620, on commande à Rubens 39 toiles pour le plafond de l'église des Jésuites d'Anvers" explique Me Patrick Deguines, commissaire-priseur au sein de la maison Mercier. Des œuvres de trois mètres sur quatre, qui seront achevées près d'un an plus tard, en février 1621.
 
© Frédéric Giltay / France 3
© Frédéric Giltay / France 3

 

Une esquisse disparue

"Il est aidé par une trentaine d'assistants, notamment pour faire les visages ou les mains", précise le commisasire-priseur. "Pour aider les élèves à réaliser ces œuvres, il fait des esquisses."

Le plafond de l'église finit par être détruit par un incendie en 1718. "Sur les 39 toiles, seules 33 esquisses avaient été retrouvées. La nôtre faisait partie des six disparues."
 
Vente le 31 Mars - Mercier & Cie, Lille - RUBENS, SAINTE MARGUERITE

 

"Rubens, de son vivant, refusait de les vendre"

L'esquisse, donc, "se trouvait dans la même famille depuis la fin du XIXe", une famille qui ignorait qu'elle avait un Rubens dans son grenier jusqu'à une récente succession.

Cette œuvre est d'autant plus importante qu'elle est très personnelle pour l'artiste car ses esquisses étaient les seules œuvres à n'être peintes que de sa main – les œuvres achevées étaient le fruit du travail d'une trentaine de personnes. "Rubens, de son vivant, refusait de les vendre."
 

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