Lille : un homme meurt durant sa garde à vue au commissariat central

Un jeune homme a été retrouvé mort dimanche 23 août dans une cellule du commissariat central de Lille, où il avait été placé en garde à vue. Une enquête a été ouverte et confiée à l'IGPN.

L'homme avait été placé en garde à vue dans la nuit du 22 au 23 août au commissariat de police central de Lille.
L'homme avait été placé en garde à vue dans la nuit du 22 au 23 août au commissariat de police central de Lille. © FREDERIK GILTAY - FRANCE 3
Un jeune homme placé en garde à vue dans la nuit de samedi à dimanche au commissariat central de Lille "a été retrouvé inanimé dans sa cellule dimanche 23 août à la mi-journée", a-t-on appris ce mardi de la préfecture du Nord, qui confirme une information de La Voix du Nord.

Malaise ?

La victime serait décédée "suite à un malaise, sous réserve des conclusions de l'enquête", ajoute la même source.

Selon nos informations, l'homme, qui se trouvait sans papiers, était alcoolisé lors de son interpellation pour tentative de vol par effraction rue Delespaul à Lille. Comme le veut la procédure, "à son arrivée au poste il avait été vu par un médecin, qui avait jugé son état compatible avec une mesure de garde à vue", indique une source syndicale. 

Le gardé à vue a fait l'objet d'une surveillance à plusieurs reprises au cours de la nuit mais, quand les policiers ont voulu le réveiller en fin de matinée pour l'entendre, "ils ont constaté qu'il était en situation de malaise et ont tenté une réanimation" puis alerté les secours, en vain, a encore indiqué la source policière.

"Les collègues concernés ont été et sont encore auditionnés, mais rien pour l’instant n’évoque des violences policières", indique cette dernière, qui ajoute qu'il "faut attendre les résultats de l'autopsie".

Mort "naturelle ou toxique"

Les parquet de Lille, dans un communiqué en fin de journée ce mardi, écarte également toute violence dans les causes du décès.

"Les investigations d’ores et déjà diligentées (qu’il s’agisse de l’ensemble des auditions effectuées, de l’exploitation des vidéos des cellules de garde à vue ou des résultats de l’autopsie) permettent d’écarter toute cause traumatique ou suspecte.

Le médecin légiste a conclu à un décès d’origine naturelle ou toxique. Des expertises complémentaires ont été ordonnées et sont actuellement toujours en cours
", précisent ainsi les services du procureur de la république.

L'identité de la victime est par ailleurs "toujours en cours de vérification".
 
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