Lille : le Théâtre du Nord à son tour occupé

Des intermittents du spectacle et professionnels de la culture occupent depuis le soir du jeudi 11 mars le Théâtre du Nord, centre dramatique national situé sur la Grand place de Lille, rejoignant ainsi plusieurs autres mouvements au niveau national.

Au Théâtre du Nord, ce vendredi 12 mars.
Au Théâtre du Nord, ce vendredi 12 mars. © Noémie Marot-Saferis / France télévisions

"Mercredi, il y a eu une prise de position de la part de nos élèves de l'Ecole du Nord (école professionnelle supérieure d'art dramatique, ndlr) pour rejoindre le mouvement engagé dans plusieurs théâtres en France. Jeudi, les intermittents ont demandé à occuper le théâtre, et ont été accueillis par notre directeur", a expliqué une porte-parole de la direction. 

"David Bobée, nouveau directeur du Théâtre du Nord, affirme son soutien plein et entier à cette nouvelle mobilisation qu'il a accueillie dans le dialogue, au côté de Marie-Pierre Bresson, adjointe à la culture de la Ville de Lille. Nous partageons un objectif commun: que revive au plus vite le spectacle vivant", déclare le directeur dans un communiqué vendredi. 

A l'intérieur du Théâtre du Nord, le vendredi 12 mars.
A l'intérieur du Théâtre du Nord, le vendredi 12 mars. © Noémie Marot-Saferis

Quinze à vingt personnes occupent les lieux

Une vingtaine de personnes ont ainsi pénétré les lieux, "une quinzaine restant dormir sur place", ce nombre étant "limité pour des raisons sanitaires", a précisé la porte-parole. Les manifestants sont pour la plupart membres de la SFA-CGT (Syndicat français des artistes interprètes) ou des InterLuttants du Nord. Le mouvement doit se poursuivre jusqu'à dimanche soir, un important concours de recrutement étant prévu lundi. 

"Par cette occupation, (...) nous partageons les inquiétudes de notre secteur professionnel. Nous sommes dans l'impossibilité d'exercer nos métiers", écrivent les manifestants dans un communiqué diffusé par les InterLuttants. Ils réclament notamment "des perspectives claires de réouverture des lieux culturels et vie sociale", "un engagement sans tarder sur la prolongation de l'année blanche (...) pour tous les intermittents du spectacle et son élargissement à toutes les travailleuses et travailleurs précaires".   

"Ces occupations sont un recours nécessaire pour faire entendre les voix et revendications d'un secteur isolé et ignoré depuis des mois", écrit encore la direction du Théâtre. L'occupation du Théâtre de l'Odéon à Paris la semaine dernière a enclenché un mouvement qui s'est étendu notamment au Théâtre de la Colline, dans l'est parisien, au Théâtre national de Strasbourg (TNS) au Théâtre Graslin à Nantes, ou encore au Théâtre de la Cité à Toulouse. 

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