Plusieurs établissements scolaires des Hauts-de-France victimes de fausses alertes à la bombe

Valentine Labbé à La Madeleine, deux établissements de Carvin et le lycée Baggio de Lille ont été concernés par de fausses alertes à la bombe, selon le rectorat de Lille. Le lycée Condorcet à Méru dans l'Oise a été également évacué pour une raison similaire.

Après un message posté lundi 2 janvier sur l'ENT du lycée Baggio de Lille, espace numérique de travail reliant professeurs, parents et élèves du lycée pour échanger des informations sur la vie du lycée, la rentrée s'est déroulée ce mardi calmement et sous présence policière, nous assure le proviseur du lycée. La veille, des fouilles par les démineurs et une équipe cynophile avaient permis de lever l'alerte.

Un jeune homme a été interpellé et placé en garde à vue lundi, mais il a été "remis en liberté car son compte a été piraté", indique une source proche de l'enquête.

Dans la matinée, à Carvin (Pas-de-Calais), avenue Montaigne, le collège Rousseau et le lycée Diderot ont été évacués vers 8h00 suite à des alertes similaires. Une école, située dans le périmètre bouclé, a également été évacuée par précaution. Comme à Lille, où des menaces avaient été envoyées : "tout devait exploser à 10h43", explique Philippe Kemel, le maire de la commune, qui se veut rassurant.

Des menaces semblables dans l'académie de Lille 

Contacté, le rectorat de Lille, explique qu'en cette rentrée d'après vacances de Noël, quatre établissements ont été victimes de menaces semblables dans l'académie. Le dernier étant le lycée Valentine Labbé à La Madeleine, dans la métropole lilloise.

Un message va être envoyé à tous les proviseurs leur demandant d'être vigilants et de prévenir les services de police.

Communication du rectorat de l'Académie de Lille

Carolina Bertolotti, proviseure de l'établissement, explique qu"hier une menace alertant à la bombe a été formulée via l'ENT" (comme à Lille). L'établissement, informé plus tardivement qu'à Baggio, a été fouillé plus tard. "Les fouilles par les policiers et des équipes cynophiles ont eu lieu durant la nuit, à l'internat, où des élèves étaient déjà rentrés. Cela n'a rien donné", précise la proviseure qui conclut que la rentrée s'est déroulée dans le calme mardi. 

Une vingtaine d'établissement concernés en France

Dans les Hauts-de-France, un cinquième établissement a été victime d'une fausse alerte à la bombe. Le lycée Condorcet à Méru dans l'Oise a été évacué en début de matinée. "Alerté ce matin par la diffusion d’un message menaçant, le proviseur du lycée a mis les élèves en sécurité à l’intérieur de l’établissement et averti les autorités qui ont mis en œuvre une procédure de lever de doute", précise le rectorat. Les élèves ont été regroupés dans le gymnase jusqu'à midi. La police municipale était présente sur les lieux pour permettre l'évacuation, en toute sécurité, des élèves. Les cours ont pu reprendre l'après-midi.

Au total, une vingtaine d’établissements (collège et lycées) ont été concernés en France Métropolitaine par ces messages porteurs de menaces d’attentat : à Créteil, Grenoble, Versailles, Lyon et en Normandie en plus des Hauts-de-France. Ces messages ont été repérés par des parents sur WhatsApp, Snapchat ou sur des ENT.

À chaque fois, les services académiques ont ont mis en place une procédure adaptée en prenant contact avec la préfecture et les forces de l'ordre, indique l'Académie d'Amiens.