Six hommes liés à la mouvance d'ultra-droite mis en examen après l'agression d'un supporter du LOSC en septembre 2021

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Six mois après la violente agression d'un supporter du LOSC aux abors du stade Pierre Mauroy, six hommes âgés de 27 à 44 ans ont été mis en examen du chef de violence aggravée par l’usage d’une arme et la commission en réunion.

Il aura fallu attendre six longs mois avant de voir l’enquête avancer. Le 14 septembre dernier, Arnaud Lasserre, supporter des Dogues, était violemment tabassé par plusieurs individus à la sortie du premier match de Ligue des Champions du LOSC face à Wolfsburg dans un bar jouxtant le stade Pierre Mauroy. Il passera par la suite deux mois dans le coma.  

Malgré la présence de témoins et de vidéosurveillance, l’enquête a patiné. Fin janvier, la police avait lancé un appel à témoins. Ce mardi 8 mars, six individus ont été interpellés dans la matinée.

À l’issue des gardes à vue les 6 individus, âgés de 27 à 44 ans, ont été déférés devant le procureur de la République et mis en examen par le juge d’instruction du chef de violence aggravée par l’usage d’une arme et la commission en réunion.

Parquet de Lille

Au terme de leur garde à vue, ils ont tous été mis en examen par le juge d’instruction du chef de violence aggravée par l’usage d’une arme et la commission en réunion.  

Mouvance d’ultra-droite

Comprendre que ces six hommes, âgés de 27 à 44 ans, ont semble-t-il tous participé au lynchage d’Arnaud. Le parquet de Lille indique que cinq d’entre eux sont astreints à un contrôle judiciaire strict leur interdisant notamment la fréquentation des stades. Le sixième a été placé en détention provisoire à la prison de Sequedin.  

Selon les informations du conseil de la victime, ces six personnes font partie de la mouvance d’ultra-droite. À noter que quatre jours après l’agression d’Arnaud, des échauffourées avaient éclaté lors du derby du Nord entre les supporters des deux clubs. Parmi les personnes présentes dans le parcage lillois, plusieurs membres de l’ultra-droite. Ils avaient notamment pu être identifiés par les forces de l’ordre grâce à des vidéos les montrant en train de faire des saluts nazis.