Mons-en-Barœul : des tirs de mortier d’artifice en direction de la police, le maire lance un appel au calme

Les forces de l'ordre ont été la cible de tirs de mortiers d'artifice dans une série de violences urbaines lundi soir à Mons-en-Baroeul. Des faits similaires avaient eu lieu dimanche soir. Le maire lance un appel au calme.
Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © FREDERIK GILRAY / FRANCE 3 NORD PAS-DE-CALAIS
Tout a semble-t-il débuté dans la nuit de dimanche à lundi, après une opération de police menée dans un quartier de Mons-en-Barœul. Un jeune d’environ 25 ans, connu des services de police, circulait à scooter et aurait percuté une bordure en montant sur un trottoir avant de chuter et de se fracturer la jambe. Transporté à l’hôpital, il est pour l'heure toujours hospitalisé. 

Dans le quartier, certains jeunes affirment que cet accident aurait eu lieu au terme d’une course-poursuite avec la police, ce que les forces de l’ordre réfutent. S’en suit alors quelques épisodes de violence. "Une quinzaine de jeunes ont incendié du mobilier urbain" apporte Rudy Elegeest, maire de Mons-en-Barœul.

Nuit de violence

Après une journée calme, la situation s’est de nouveau dégradée dans la soirée du lundi 9 novembre et des affrontements se sont déroulés à une centaine de mètres à peine de la mairie de Mons-en-Barœul. 

Peu après 19 heures, les pompiers s’engagent avenue Marc Sangnier aux apour éteindre un feu de containers. Ils ont été disposés au milieu de la chaussée et aspergés d’essence avant d’être incendiés quelques minutes plus tôt. Les secours sont alors pris pour cible par des tirs de mortier d’artifice tirés au beau milieu des immeubles.

Alors que les policiers circulent dans le centre ville de Mons-en Barœeul, les pompiers sont de nouveau requis vers 23h30, cette fois pour un incendie de véhicule dans une rue parallèle. Les forces de l'ordre ont alors subi "plusieurs dizaines de tirs" de mortier d’artifice, affirment des sources policières.  Une heure plus tard, les policiers étaient encore ciblés pas des "individus regroupés" dans la même rue. Ces violences n'ont fait aucun blessé, toujours de source policière. L’enquête de la DDSP se poursuit, en vue d'identifications et interpellations.

Appel au calme

"Ce sont des faits que je crains en permanence" explique Rudy Elegeest, maire depuis plus de 20 ans. Présent hier soir auprès des forces de l’ordre, il évoque des tirs de mortier d’artifice à répétition, "à la verticale mais aussi à l’horizontale", et affirme que les 50 caméras de vidéosurveillance permettront de "bien identifier ce qui s’est passé."

Après deux nuits agitées, le maire ne veut pas que la situation s’envenime et lance un appel au calme.

"Je n’ai qu’un message simple : je souhaite que ce jeune se remette au plus vite mais je lance un appel très formel au calme auprès de ses amis. Les enquêtes auront lieu. Il faut que ces jeunes et leurs familles retrouvent leur calme par rapport à cette situation."

Rudy Elegeest, maire de Mons-en-Barœul

En prévision, des renforts de police ont été demandés pour la nuit du mardi 10 au mercredi 11 novembre.
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