Nord : le député Fabien Roussel confirme une candidature communiste à la présidentielle de 2022

Fabien Roussel, le secrétaire général du parti communiste français, est à la fois pour une union de la gauche aux élections législatives, et pour une candidature communiste à l'élection présidentielle, mettant à mal l'idée de liste unique de la gauche pour 2022.

© CYRIL SOLLIER / MAxPPP

"J'irai jusqu'au bout", déclare Fabien Roussel, le député du Nord et le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) à nos confrères du JDD ce dimanche 21 mars. Comprenez : jusqu'à l'élection présidentielle de 2022, si les militants le désignent le 9 mai prochain.

Lors des deux dernières présidentielles en 2012 et 2017, le PCF avait soutenu la candidature du patron des Insoumis. Ce ne sera pas le cas en 2022, sauf coup de théâtre ; le PCF ne se rangera pas en 2022 derrière le parti de Jean-Luc Mélenchon qu'il n'a d'ailleurs pas rencontré "depuis un moment", a-t-il précisé.

Cette annonce est loin d'être une surprise. Le député du Nord n'a en effet jamais caché ses intentions de faire cavalier seul. Depuis qu'il est secrétaire général du PCF, Fabien Roussel défend l'idée d'une candidature communiste pour cette élection en particulier, allant à l'encontre de l'appel à une union de la gauche pour 2022.

Gauche unie pour les régionales et législatives, candidature solo pour la présidentielle

Le Nordiste fait en effet une différence entre les élections régionales et législatives, et l'élection présidentielle. Pour les régionales, le PCF a choisi le rassemblement, en s'alliant comme les socialistes, les insoumis et les écologistes à la candidature commune de la gauche dans les Hauts-de-France, derrière la députée européenne EELV Karima Delli.

Pour les législatives, le secrétaire général du PCF défend l'idée d'un "pacte de la gauche". "Listons les circonscriptions où il est possible de battre un candidat de droite ou d'extrême droite, et demandons-nous comment faire pour l'emporter", a-t-il déclaré.

Cette idée rejoint celle de l'ancien responsable du parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, qui a plaidé samedi 20 mars, lors d'une visio-conférence de presse consacrée à son réseau Nouvelle Société, pour un "pacte législatif" pour toute la gauche.

Mais pour la présidentielle, le député du Nord pense au contraire qu'"une candidature unique de la gauche génèrera plus d'abstention que de dynamique". Une primaire de la gauche "n'est pas la solution", a-t-il ajouté. "L'événement de cette présidentielle, ce sera donc un candidat communiste".

Reste une étape importante pour le Nordiste, qui a déclaré le samedi 13 mars être "prêt à s’engager pour la France, pour le monde du travail et de la création, pour une alternative politique de gauche à la hauteur de la crise" : être désigné comme le candidat du PCF par les militants du parti. Il fait face à deux autres prétendants : Emmanuel Tran (militant à Paris 15) et Grégoire Munck (Val-de-Marne).

Rendez-vous donc le 9 mai prochain, le jour où les 50 000 militants du PCF  à jour de cotisation diront si oui ou non, ils veulent une candidature communiste en la personne de Fabien Roussel.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
politique parti communiste front de gauche