Salon de l'agriculture : le jus de pomme d'Oxelaëre sera-t-il encore sacré médaille d'or ?

La Pommeraie d'Oxelaëre, dans le Nord, présente à nouveau ses jus de pomme fermiers au Concours Général Agricole du Salon de l'Agriculture.
Avec leurs treize hectares de verger, la Pommeraie d'Oxelaëre espère de nouvelles médailles pour leur savoir-faire.
Avec leurs treize hectares de verger, la Pommeraie d'Oxelaëre espère de nouvelles médailles pour leur savoir-faire. © France 3
Des pommes, des pommes et encore des pommes. C'est l'ingrédient qui fait mouche depuis 2015 pour la Pommeraie d'Oxelaëre au Concours Général du Salon de l'agriculture. 

Depuis 2015, la Pommeraie a glané pour leurs cinq recettes 13 médailles. Des récompenses qui les ont confortés dans la transformation de leur modèle économique et de production, il y a un peu plus de cinq ans. 

 
La Pommeraie d'Oxelaëre espère de nouvelles médailles au concours agricole ©Laurent Navez et Jean-Marc Vasco
 

Jouer sur les saveurs

La Pommeraie joue sur les saveurs entre acidulé ou sucré. "Chacun a son palais, donc on a cinq recettes de jus de pommes différents", résume Fanny Potdevin.

Celui qui a conquis les palais des juges, c'est "Val de Cassel". Les producteurs ont choisi un mélange "équilibré" entre des pommes douces, des pommes acidulées et des pommes ajoutées pour leurs arômes.
 
La Pommeraie d'Oxelaëre a raflé 13 médailles depuis 2015.
La Pommeraie d'Oxelaëre a raflé 13 médailles depuis 2015. © FRANCE 3


A lui seul, le "Val de Cassel" a été quatre fois primé au concours agricole à Paris et il est médaille d'or 2019. La cuvée 2020 est à nouveau en lice.
   

Une agriculture raisonnée pour "préserver la biodiversité"


"On a travaillé pendant une dizaine d'années avec des grandes surfaces, des magasins, des épiceries, explique Jean-Philippe Podevin. En 2014, nos pommes étaient grêlées, donc on a fait le choix de transfromer notre production. On s'est rendu compte que les conditions de vie et de travail étaient meilleurs en transformant nos pommes." 
 
Au fil des années, les treize hectares de verger sont passés en agriculture raisonnée, un label différent de l'agriculture biologique. "On passe par une observation du verger avant d'intervenir, parce exemple s'il y a des pucerons, mais qu'il y a des cocinelles et on n'agit pas", développe Fanny Podevin.
 
"Le principe est de préserver une biodiversité, parce que tout interagit. Si on vient à enlever le vers de la pomme, il n'y a plus de mésanges pour les manger", témoigne-t-elle. 

 
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