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Ascoval : la justice valide la reprise de l'aciérie de Saint-Saulve par Altifort

L'aciérie de Saint-Saulve va pouvoir poursuivre son activité. / © MaxPPP
L'aciérie de Saint-Saulve va pouvoir poursuivre son activité. / © MaxPPP

La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a validé ce mercredi la reprise de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve, près de Valenciennes, par le groupe franco-belge Altifort, a-t-on appris auprès du tribunal.
 

Par YF avec AFP

Altifort était le seul candidat à la reprise de l'aciérie, en redressement judiciaire depuis janvier, avec 281 emplois à la clef. Le jugement et ses attendus n'étaient pas encore disponibles en début d'après-midi. Ni la direction, ni les représentants des salariés n'ont souhaité réagir immédiatement,
attendant d'être officiellement informés, selon un journaliste présent dans l'usine.
 
Ascoval : les réactions des salariés après la validation de la reprise par Altifort
Reportage de Laurent Navez et Bertrand Théry.

La reprise d'Ascoval, d'un montant de 152 millions d'euros, se décompose en 47 millions d'euros de fonds publics "sous forme de prêt" (25 millions de l'Etat, 12 de la région Hauts-de-France et 10 de Valenciennes-Métropole), 35 millions d'apport d'Altifort, 40 millions de crédit-bail pour le financement d'un futur train à fil et 30 millions d'affacturage. 
 


Créée en 1975 par Vallourec et devenue Ascoval en 2017, l'aciérie de Saint-Saulve attend un repreneur depuis la liquidation judiciaire du groupe Asco Industries, à qui le sidérurgiste Vallourec avait cédé 60% de l'usine, tout en conservant 40% des engagements de commandes. Fin janvier 2018, le suisse Schmolz+Bickenbach avait acquis la plupart des actifs d'Asco Industries, sans inclure Ascoval dans le périmètre de cette reprise. En conséquence, Ascoval était parti à la recherche de son propre repreneur.
 
Ascoval : l'histoire tumultueuse d'un sauvetage
Commentaire de Jean-Louis Manand.

L'offre de départ d'Altifort impliquait que Vallourec maintienne pendant un an et demi son niveau actuel de commandes, mais le sidérurgiste a refusé, obligeant le gouvernement et le groupe franco-belge à travailler sur une proposition alternative avec des sources de financement et des clients supplémentaires.

Constitué il y a quatre ans, Altifort, groupe métallurgique basé à Ham (Somme) et propriété de Stanislas Vigier, son président, et de Bart Gruyaert, a grandi par rachats successifs. Il atteint désormais un effectif de 1 500 salariés, dont 1 370 en France pour un chiffre d'affaires prévisionnel annoncé de 200 millions d'euros cette année.
 

Les réactions politiques

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances : "C'est une bonne nouvelle pour l'industrie et pour l'emploi. (...) Je veux saluer tout particulièrement l'attachement des salariés à leur entreprise et leur attitude responsable tout au long de cette période d'incertitude. (...) Cette décision représente l'aboutissement de près d'une année de travail par l'Etat et les collectivités locales consacrée à la recherche de repreneurs et à l'amélioration de l'offre présentée par le groupe Altifort."

Xavier Bertrand, président (DVD) de la région Hauts-de-France : "Si ce projet a pu aboutir, c’est grâce au courage des salariés d’Ascoval ! Ces femmes et ces hommes qui n’ont rien lâché, et qui ont continué à faire tourner leur usine. (...) La mobilisation collective a payé ! (...) Pour sauver Ascoval, nous nous sommes battus pendant des mois. Parce que cette usine a de l’avenir, parce que l’acier a de l’avenir dans notre Région et en France. Cette reprise montre que l’industrie n’est pas finie ! Notre Région a une vocation industrielle, j’y crois dur comme fer : les Hauts-de-France ont un potentiel important dans le mariage entre nouvelles technologies et industrie, car les premières peuvent nous permettre d'ancrer durablement l'industrie. A la Région, nous nous sommes engagés depuis le début de notre mandat pour Ascoval et les salariés. On ne peut pas gagner à chaque fois, mais on doit se battre à chaque fois."

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