Demi-finale de Coupe de France. Joffrey Cuffaut, arrière du VAFC, bientôt 400 matchs en pro et pour fêter ça : une finale ?

Le 2 avril prochain le VAFC, club de football de Valenciennes, actuellement bon dernier en Ligue 2, joue à Lyon une demi-finale de Coupe de France historique. Qu'en pense Joffrey Cuffaut ? Comment se prépare-t-il à l'événement ? Portrait d'un joueur humble, sympathique et plein d'abnégation.

Sous le soleil au centre d’entraînement du VAFC, l’équipe prépare - studieuse - les prochains matchs. Joffrey Cuffaut, le capitaine (un rôle qu'il partage avec le milieu Julien Masson, notamment) n’est pas le moins actif. L’histoire commence au petit club de l’Andeville, près de Méru, dans l'Oise, auprès de son grand-père. Repéré par Auxerre, Joffrey passe 5 ans au centre de formation. Grave blessure, retour dans l’Oise.

"Franchement à l'époque, quand je revenais à Beauvais sur la pointe des pieds et qu'un éducateur m'a redonné goût au foot, si on m'avait dit que je ferai la carrière que j'ai faite, je ne l'aurai pas cru. Comme quoi, il faut se donner les moyens, faut aller au bout de ses rêves", confie Joffrey Cuffaut, capitaine du VAFC.

Après Beauvais, où il est le seul picard de l’équipe, direction Le Mans, Nancy, et Valenciennes. Joffrey n’a connu que trois clubs dans sa carrière professionnelle.

Joffrey explique qu'il aime bien "s'installer" dans les clubs où il passe, lui qui approche les 400 matchs en professionnel. "C'est mon petit clin d'œil à un autre éducateur d'Auxerre qui m'avait dit que je ne serai jamais joueur professionnel. C'est une belle revanche".

Rendez-vous à Lyon ! Puis à Lille ? 

Son meilleur souvenir : l'inscription de 4 buts au cours d'une confrontation contre Toulouse, à Toulouse en plein Covid-19, sans spectateur, il y a trois ans. Bien qu'il joue en défense Joffrey avait été l'un des, sinon l'homme du match avec ses quatre réalisations. "Ce jour-là on a gagné 5 - 4, c'était un match un peu bizarre. Mon seul regret, c'est de ne pas avoir eu la réaction des supporters dans le stade". 

Aujourd’hui, à 36 ans, Joffrey se plaît à endosser le rôle de grand frère. Dans cette saison difficile où le VAFC est bon dernier de Ligue 2 et descend sûrement en National, une demi-finale de Coupe de France est un moment à savourer. "Sur un match, il faut être ambitieux, il peut tout se passer, il faut les faire douter et jouer notre chance à fond. Cela serait magnifique pour toutes les personnes qui nous suivent", espère Joffrey. 

Demi-finale à Lyon ce 2 avril. Finale le 25 mai à Lille. Sait-on jamais, notre capitaine pourrait brandir la Coupe ?