Gilets jaunes : le Nordiste qui a forcé la porte de Benjamin Griveaux avec un engin de chantier placé en détention

Le jeune homme de 23 ans, interpellé à Escaupont, est passé en comparution immédiate hier.

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Quatre Gilets jaunes soupçonnés d'avoir forcé avec un chariot élévateur l'entrée du ministère de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, le 5 janvier, ou d'avoir participé à la scène, seront jugés le 13 mars.

Dans l'intervalle, Romain M. le Nordiste de 23 ans qui a reconnu avoir conduit l'engin restera en détention, tandis que deux autres hommes et une femme ont été placés sous contrôle judiciaire.

 

"Il ne savait même pas que c'était la porte d'un ministère"

Le Nordiste, ouvrier dans une entreprise de tuyauterie arrêté chez sa mère à Escautpont, près de Valenciennes, était "excité par cette foule en délire, il ne savait même pas que c'était la porte d'un ministère", a plaidé son avocat, Manuel Abitbol.

Il a été maintenu en détention "en raison d'un risque de réitération", ayant selon le tribunal revendiqué son acte sur Facebook et appelé à en commettre d'autres

Interpellés mardi, ils ont été présentés jeudi après-midi par le parquet au tribunal correctionnel de Paris, en comparution immédiate. Mais les juges ont renvoyé l'affaire en raison du volume du dossier, un millier de pages, incompatible avec ces procès à la chaîne.
 
Ces quatre personnes n'ont jamais été condamnées pour violences ou dégradations. Uniquement, pour certaines, pour des délits routiers ou des affaires de stupéfiants.

La représentante de l'accusation avait demandé l'incarcération des trois hommes, qui au vu des vidéos virales qui avaient circulé "ne pouvaient ignorer qu'ils étaient recherchés".
 
Parmi les prévenus poursuivis pour le vol du chariot et pour dégradations, les trois hommes ont reconnu être montés dessus. Les deux plus jeunes sont également poursuivis pour avoir détérioré une vitrine de banque, dans laquelle l'engin avait fini sa course.
 

Lors de l'audience, la procureure avait décrit "une atteinte exceptionnels aux symboles", contre "un ministère, le symbole de la République et de l'Etat".