Basket. Six questions à Rachid Meziane, coach de l'ESBVA de retour de Turquie avec la médaille d'argent de l'Euroligue

Week-end de feu à Mersin, en Turquie, ces 12, 13 et 14 avril. Les basketteuses de Villeneuve d'Ascq se sont qualifiées pour la finale de la plus prestigieuse coupe européenne de basket, une performance qu'aucune équipe française n'avait réalisé depuis 20 ans. Bilan de la saison et perspectives avec cette interview de Rachid Meziane.

Le Fenerbahçe d'Istanbul, plus fort, l'a emporté mais la performance reste très belle. Une fête est organisée au Palacium, la salle villeneuvoise mardi 16 avril 2024 à 19h00. 

Comment analysez-vous les performances du week-end, globalement et match par match ?

C'est un week-end historique. C'est la réalité des choses : on a réalisé une performance qu'aucune équipe française n'a faite ces 20 dernières années, en se qualifiant pour la finale de l'Euroligue. Après pour les compétiteurs que nous sommes, il y a un peu de déception de ne pas avoir ramené la plus belle des médailles. Fenerbahçe était beaucoup plus fort, plus expérimenté. C'est un week-end magique avec un peu de déception et beaucoup de fierté, c'est quand même une émotion particulière qui nous traverse.

 

Comment se remet-on en selle pour quels objectifs de fin de saison ? 

On compte sur le professionnalisme des joueuses et de l'équipe pour switcher rapidement et passer à autre chose. Sans oublier que ce qu'on a réalisé est une réelle performance qui va nous permettre de rebondir. On va se nourrir peut-être des regrets pour être encore meilleurs sur la fin de saison et tout faire pour soulever un trophée en championnat de France. On va laisser 24 heures de repos aux filles avant de se remettre à préparer le match d'Angers, qui aura lieu vendredi 19 avril. 

Plusieurs départs de joueuses sont en vue. Pouvez-vous nous faire un petit bilan ?

Rien n'est vraiment finalisé, verrouillé. Des joueuses sont sollicitées par des grosses écuries pour des projets sportifs, ou financiers, plus alléchants à l'étranger. Après, on essaie de réguler ça avec la politique du club pour recruter des joueuses françaises, avec un projet avec davantage de jeunes joueuses, mais avec autant d'ambitions. Ce sont les aléas avec lesquels le coach doit composer. 

Et vous-même...

Je suis toujours inscrit dans la continuité avec l'ESBVA-LM. On a une volonté partagée de construire et d'écrire avec Les Guerrières. Des sollicitations existent mais ma position est dans la continuité.

Votre discours est-il le même auprès des joueuses et en externe, à propos des ambitions du club, notamment ? 

J'ai toujours eu un discours beaucoup plus optimiste que les discours ambiants parce que je sais de quoi est capable l'équipe. Notre place au Final Four était complètement légitime. On a joué cette compétition avec de l'ambition. On a fait de nous le petit poucet parce qu'on l'est d'un point de vue économique, mais j'avais envie, ainsi que l'équipe, de jouer avec de l'ambition et de revenir médaillés. 

Enfin comment appréciez-vous votre trophée d'entraîneur de l'année ? 

À sa juste valeur. C'est une distinction individuelle que je veux rendre collective parce que c'est le travail collectif d'un staff, et des joueuses, qui sont les principales actrices et qui ont permis de remporter cette médaille. Ça prouve que le travail et la performance payent. 

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