Covid-19 : dans les Hauts-de-France, surveillance renforcée de la quasi-totalité des départements

Pas de nouvelles mesures dans les Hauts-de-France, mais une surveillance renforcée de l'évolution épidémique importante de la Covid-19. Tous les départements de la région, sauf l'Aisne, sont concernés. 

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Photo d'illustration © Martin BUREAU / AFP

Pas de confinement généralisé comme lors du mois de mars dernier, ni de mesures renforcées... pour l'instant. Jean Castex a annoncé ce jeudi 25 février que le gouvernement allait surveiller avec la plus grande attention la situation épidémique dans 20 départements français. Dans la région des Hauts-de-France, tous les départements, sauf l'Aisne, sont dans le rouge et sont donc concernés par cette surveillance. 

Le gouvernement et Jean Castex tentent de se donner "tous les moyens d'éviter un nouveau confinement", en renforçant la stratégie vaccinale notamment. Il reconnaît que "la situation sanitaire du pays s'est dégradée" puisque plus de 30 000 cas ont été détectés ce mercredi 24 février, alors que le pays était dans un plateau de 15 000 à 20 000 cas par jour. 

Jean Castex annonce également que le gouvernement se laisse jusqu'au 6 mars pour durcir ou non les mesures, en fonction de l'évolution de la circulation du virus. Des mesures de confinement sont à l'étude. 

© Jean Castex / Twitter

Les vis se tournent dans le Nord et le Pas-de-Calais  

Depuis quelques semaines, le Pas-de-Calais fait face à une flambée de cas, et plus particulièrement des variants anglais et sud-africains. Dans le Nord, les voyants sont au rouge. Pour le professeur Froguel, le variant britannique "sera majoritaire cette semaine". A Lille, il représente déjà 40% des tests positifs. 

Hier, mercredi 24 février, Olivier Véran a annoncé le confinement de l'agglomération de Dunkerque les week-ends où le taux d'incidence est "3 à 4 fois supérieur à la moyenne nationale", selon Jean Castex. 250 000 habitants sont concernés et amenés à rester chez eux de vendredi à 18 heures jusqu'à lundi 6 heures du matin. En effet, le taux d'incidence atteint 901 pour 100 000 habitants, un record. Le variant britannique représente plus de 72% des tests positifs. 

D'autres restrictions ont également été mises en place : l'obligation du port du masque est élargie, 10 centres commerciaux de plus de 5000 m2 du Dunkerquois sont fermés, la jauge pour les commerces passe à 15 m2 par client, entre autres. 

Situation épidémiologique dans le Nord et le Pas-de-Calais

Que ce soit dans le Nord, ou dans le Pas-de-Calais, le taux d'incidence sur une semaine glissante est supérieur à la moyenne nationale. La hausse dans le Pas-de-Calais est exponentielle. 

 

Situation des hôpitaux dans le Nord et le Pas-de-Calais

Le nombre d'hospitalisations, quant à lui, est aussi en augmentation depuis maintenant un mois dans les deux départements. Au 24 février, 632 personnes étaient hospitalisées dans le Pas-de-Calais et 1124 dans le Nord. Des chiffres bien supérieurs à la première vague et qui prennent le chemin de la deuxième. 

 

Situations en réanimation dans le Nord et le Pas-de-Calais

Dans le Pas-de-Calais, le taux d'occupation des lits en réanimation arrive au niveau de la première et de la seconde vague, alors que le confinement était en place à ces périodes-là. Au 24 février, 115 personnes sont en réanimation avec diagnostic de Covid. Ils étaient 69 au 24 janvier. Dans le Nord, l'augmentation se fait progressivement : ils étaient 122 en réanimation le 24 janvier contre 143 ce 24 février. 

 

 

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