Cet article date de plus de 4 ans

Wizernes : perquisitions chez les propriétaires de la papeterie ArjoWiggins

Les syndicats et les élus locaux ont décidé de faire avancer par tous les moyens le dossier de la reprise du site de Wizernes. La maison mère est soupçonnée de décourager les potentiels repreneurs.
"Ce n’est pas courant que la justice accorde à la CGT, surtout à cette période, une démarche comme celle-là." raille Franck Sailliot, délégué de l’organisation syndicale.

Le 12 juin 2015, la papeterie ArjoWiggins de Wizernes, près de Saint-Omer est mise à l’arrêt. C’est le début d’une longue période de lutte et d’incertitude pour les quelque 300 salariés, qui se battent pour empêcher le démantèlement du site. 

Des perquisitions chez Sequana

Depuis l'arrêt, la maison mère Sequana est soupçonnée de geler toutes tentatives de reprises pour ne pas voir émerger un nouveau concurrent sur son marché. Elle aurait même, selon la CGT, passé un accord avec un autre industriel, Stora Enso, pour bloquer tout nouveau repreneur.
Dès l'annonce de la fermeture, en 2014, les salariés s'étaient mobilisés
Dès l'annonce de la fermeture, en 2014, les salariés s'étaient mobilisés © MAXPPP

Sur demande des syndicats, la justice a mené des perquisitions jeudi chez les deux papetiers. "Un employeur malhonnête", lâche Franck Saillot. Un nouvel épisode du feuilleton ArjoWiggins est sorti.

Les élus locaux sortent du silence

Les élus de l’agglomération de Saint-Omer sont longtemps restés dans leur réserve mais ont décidé hier de manifester leur impatience. La communauté d’agglomération (CAPSO) a annoncé l’existence d’un projet de reprise partielle du site par un repreneur européen.

François Decoster, maire de Saint-Omer et président de la CAPSO, en appelle désormais à la responsabilité de l’Etat, actionnaire de Sequana.

"Nous savons que l'Etat a la capacité de se mobiliser, mais sur le dossier d’Arjowiggins nous avons l’impression d’aller d’obstacle en obstacle et de silence en silence" a-t-il regretté.

Défendre ce site viable : l’objectif unit les anciens employés et leurs parlementaires. Un rendez-vous a été pris avec le ministre de l’Industrie.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
emploi économie